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Il l’aurait forcée à écrire avant de la tuer

Un homme accusé d’un triple meurtre aurait demandé une lettre de sa belle-mère l’innocentant

FD-MEURTRE-GATINEAU
Photo archives Une des victimes, Anne-Katherine Powers, en présence de l’accusé, Shakti Ramsurrun.

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Un homme accusé d’avoir tué sa conjointe et ses beaux-parents en mai 2012 aurait forcé sa belle-mère à écrire une lettre l’innocentant avant de la tuer de 33 coups de couteau.

«Il doit prendre soin de son bébé, ce n’est pas sa faute», a écrit Louise Leboeuf, quelques instants avant d’être assassinée, présumément par son gendre, Shakti Ramsurrun.

Ce dernier subit son procès pour les meurtres prémédités de sa conjointe, Anne-Katherine Powers, de son beau-père, Claude Lévesque et de Mme Leboeuf.

Un expert en calligraphie a confirmé que le mot avait bel et bien été écrit de la main de Mme Leboeuf.

Il voulait quitter le pays

«C’est une question de gros bon sens. Pourquoi Louise Leboeuf aurait-elle écrit ces mots de son propre chef», a lancé devant le jury Me Sylvain Petitclerc, procureur de la Couronne, dans sa plaidoirie, hier.

Au moment de son arrestation, le lendemain du triple meurtre survenu à Gatineau, Shakti Ramsurrun avait en sa possession les cartes de crédit des victimes ainsi que son passeport.

Selon la Couronne, il aurait planifié de quitter le pays avec son enfant vers l’île Maurice, son pays d’origine.

Il a été dénoncé par des collègues de travail à qui il s’était confié.

Coup de foudre

Shakti Ramsurrun avait rencontré Anne-Katherine Powers sur un bateau de croisière où il travaillait. Ça a été tout de suite le coup de foudre.

Après de laborieuses procédures pour entrer au Canada, la famille de Mme Powers a accueilli à bras ouverts l’accusé. Mais la lune de miel a été de courte durée.

Contrôlante

Lorsque la relation a commencé à battre de l’aile, Mme Leboeuf lui aurait demandé de se trouver un autre endroit où rester. Elle a tout de même accepté qu’il demeure avec eux le temps qu’il trouve un logement.

Selon la défense, la belle-mère de l’accusé, Louise Leboeuf, était contrôlante et l’aurait poussé à bout.

L’accusé était également fragile psychologiquement et a présenté une défense de provocation.

«La belle-mère de l’accusé lui disait: ma fille ne t’a jamais aimé. Tu n’auras jamais le bébé. À ce moment-là, il était suicidaire et en dépression», a indiqué l’avocat de M. Ramsurrun, Me Richard Dubé.

83 coups de couteau

L’ex-conjointe de l’accusé a reçu 37 coups de couteau, son beau-père 13 et sa belle-mère 33.

La défense tente de réduire la peine à meurtre non prémédité alors que la Couronne plaide pour le meurtre prémédité.

Les deux parties ont terminé leurs plaidoiries hier.

Mardi, le jury entendra les instructions du juge et sera ensuite isolé jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu.