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Pas de secret à cacher

Rocky Thompson of the Windsor Spitfires. Photo by Terry Wilson / OHL Images.
Photo d'archives Rocky Thompson

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WINDSOR | Avec la technologie d’aujourd’hui, le découpage de toutes les séquences vidéo, plus de cachettes, tout est su en quelques clics ou coups de zappette.

Inutile, donc, de bloquer les accès à la patinoire du WFCU Center lors des entraînements des quatre formations participant au tournoi de la Coupe Memorial. Et inutile de mandater des espions!

Une loi non écrite du métier d’entraîneur qui ferait sursauter Michel Therrien ou Alain Vigneault.

Rappelons que lors de la finale de l’association de l’Est de la LNH entre le Canadien et les Rangers en 2014, les deux entraîneurs québécois s’étaient joyeusement crêpé le chignon à ce sujet.

Therrien avait perdu patience contre les Rangers lors d’un entraînement en voyant qu’Ulf Samuelsson et Daniel Lacroix, à l'époque avec les Rangers, regardaient ses exercices. Cette histoire avait mis un peu de piquant dans la série.

Pas de secret

Pas de chichi dans le junior. À Windsor, l’état-major des formations assiste aux entraînements sans problème. Seuls les Spitfires et les Otters d’Érié connaissent leurs tendances. Pour les Sea Dogs et les Thunderbirds, ils apprendront à connaître leurs adversaires.

Vendredi matin, Rocky Thompson et sa bande d’adjoints ont longuement observé la séance matinale des Sea Dogs. Après tout, ils n’ont rien décelé qu’ils ne savaient déjà pas.

Ils ont disposé de 44 jours pour se préparer à cette rencontre et connaissent véritablement l’identité de leurs premiers adversaires depuis le soir du 10 mai.

«C’est intéressant de pouvoir mettre des visages sur les noms qu’on voit sur une feuille», a justifié l’entraîneur-chef des Spitfires, d’un ton pince-sans-rire.

Danny Flynn n’a pas sourcillé quand il les a vus dans les gradins. «Ce n’est pas très grave. Ce n’était pas une très grosse pratique. On peut tout apprendre en regardant les vidéos une dizaine de fois. Cet entraînement n’était peut-être pas le meilleur», a-t-il lâché, en rigolant de bon coeur.

Comme les entraîneurs, les joueurs ne se gênent pas non plus en se présentant massivement le long de la rampe. Les Thunderbirds ont entre autres longuement observé les représentants de la LHJMQ à leur premier entraînement.