/24m/outings
Navigation

Punk à la sauce Pouzza

Punk à la sauce Pouzza
Photo 24 heures, Ariane Labrèche

Coup d'oeil sur cet article

Plus qu’un style musical, le punk est un mode de vie. Les organisateurs du PouzzaFest l’ont bien compris, et offriront une véritable célébration de la différence lors d’une 7e édition placée sous le sceau de l’inclusion.

Malgré leurs airs intimidants, la majorité des amateurs de musique punk ont le cœur tatoué sur la main. «Les valeurs fondamentales du punk, qu’on veut mettre de l’avant, c’est l’anti-racisme, l’anti-sexisme, l’anti-homophobie. On veut travailler ensemble dans un esprit de rébellion», lance en souriant Matt Collyer, un des sept associés derrière le Pouzza Fest et chanteur du groupe Planet Smashers.

Cette mentalité se reflète par une programmation qui encourage la venue d’artistes féminines, met de l’avant des groupes quasi-inconnus et propose une foule d’activités éclatées. Le festival ne reçoit pas non plus un sou d’argent public.

«On veut créer une place pour se rassembler qui n’est pas commerciale, créer un événement pour célébrer la marginalité», lance Hugo Mudie, un des cofondateurs du Festival, qui a également évolué pendant longtemps au sein de The Sainte Catherines.

Québec punk

Et ça marche : plus de 50% de passes sont vendues à chaque année avant même le dévoilement des artistes qui seront de la partie. Un public fidèle qui se presse chaque année dans la métropole, un terreau fertile pour rassembler une telle communauté.

«Montréal est parfaite pour notre festival, c’est une ville à échelle humaine. En plus, on joue un rôle important pour la relève locale : si personne ne les programme, ces bands-là ne se développeront pas. Beaucoup de groupes ont rencontré d’autres musiciens, sont partis en tournée, ont signé des contrats de disque grâce au Pouzza», note Hélène Mcckoy, cofondatrice du festival.

Punk à la sauce Pouzza
Photo 24 Heures, Ariane Labrèche

 

Groupes émergents ou formations aguerries, une constante demeure : la scène punk québécoise est teintée d’un fort esprit de liberté. «Hollywood ne domine pas autant ici que dans le reste de l’Amérique du Nord. La langue française a amené la volonté de faire de la musique indépendante, ce qui a déteint même sur les musiciens anglos. Ici, on sent qu’on peut faire ce qu’on veut!», note Matt Collyer.

«Il y a aussi vraiment une ambiance spéciale. Un Montréalais qui n’a que 20$ dans ses poches va se payer un show et une bière avant un repas», lance en riant Mike Magee, co-propriétaire de Stomp Records et organisateur du Pouzza.

Peut-être se paiera-t-il aussi une pouzza, le plat signature du festival, inventé par Hugo Mudie. «C’est la fusion des deux meilleurs mets au monde : la poutine et la pizza. C’est dommage que ça ne se brevète pas, parce que je serais sûrement pas mal plus riche», laisse tomber Hugo Mudie.

«En même temps, t’as réussi à combiner deux choses et à créer quelque chose de mieux. Ça, c’est vraiment punk», lance Mike Magee en riant.

  • Le PouzzaFest aura lieu du 19 au 21 mai.