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Meurtre par compassion: la Couronne s’oppose à une libération sous caution

<b>Michel Cadotte</b></br>
<i>Accusé</i>
Photo d'archives Michel Cadotte
Accusé

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La Couronne s’oppose à la libération sous caution de l’homme accusé d’avoir tué par compassion sa femme atteinte d’Alzheimer, car elle croit que cela minerait la confiance du public envers l’administration de la justice.

Michel Cadotte est détenu depuis déjà trois mois et aucune date de procès n’a encore été fixée. Son comportement en prison serait exemplaire, mais il espère toutefois pouvoir recouvrer sa liberté en attendant l’avancement de son dossier.

Chez sa soeur

L’accusé a donc déposé une demande de remise en liberté sous caution afin de pouvoir aller vivre chez sa sœur, mais la Couronne s’y oppose, a-t-elle annoncé à la cour, vendredi, au palais de justice de Montréal.

C’est donc un juge qui devra trancher lors d’une audience, le mois prochain, durant laquelle Cadotte et sa belle-sœur devraient témoigner.

«Il possède des liens familiaux importants, tant avec sa propre famille qu’avec la famille Lizotte», peut-on lire dans la demande de remise en liberté sous caution.

Prison à vie

Rappelons que Cadotte est accusé du meurtre de Jocelyne Lizotte, et qu’il risque la prison à vie. Mme Lizotte, 60 ans, souffrait d’Alzheimer et ses demandes d’aide médicale à mourir lui avaient été refusées.

Cadotte, qui avait pris soin d’elle pendant des années — il avait même suivi des cours de préposé aux bénéficiaires juste pour elle —, aurait mis fin à ses jours le 20 février dernier au CHSLD où elle résidait.

«[Jocelyne Lizotte] refusait d’être placée dans un CHSLD et préférait mettre fin à sa vie dans une telle éventualité», peut-on lire dans la requête expliquant que la femme s’était souvent plainte de sa qualité de vie dans le centre.