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Couillard se croit en phase avec les priorités des Québécois

Baisser les impôts, stimuler les investissements : les leaders économiques qui accompagnent le premier ministre Couillard en mission économique au Moyen-Orient partagent les priorités identifiées par les répondants du dernier sondage Léger.
Photo Marc-André Gagnon Baisser les impôts, stimuler les investissements : les leaders économiques qui accompagnent le premier ministre Couillard en mission économique au Moyen-Orient partagent les priorités identifiées par les répondants du dernier sondage Léger.

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JÉRUSALEM | Loin de craindre les effets négatifs des questions éthiques soulevées dernièrement concernant le Parti libéral, Philippe Couillard se réjouit de partager les priorités identifiées par les répondants au dernier sondage Léger.

Dans un sondage Léger Le Journal/Le Devoir publié samedi, la réduction des impôts et la stimulation des investissements créateurs d’emplois arrivent, après la santé, aux 2e et 3e rangs des priorités réclamés par les électeurs en vue de la prochaine campagne électorale.

«Ce sont nos priorités, a martelé le premier ministre. On est en train d’accomplir exactement ce qu’on avait dit aux Québécois qu’on ferait : assainir les finances publiques, contrôler la dette pour nos donner des marges de manœuvres. [...] On a déjà commencé à baisser le fardeau fiscal des particuliers, et des entreprises, notamment des PME, et pas de façon anodine : de façon vraiment significative et on a l’intention de continuer.»

Malgré la remontée du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, le chef libéral demeure convaincu qu’il saura rallier, à l’automne 2018, une majorité d’électeurs en faisant valoir les résultats des gestes posés par son gouvernement.

«Il ne pose pas beaucoup de questions sur l’économie, depuis quelques semaines, M. Legault. Il est sur d’autres types d’enjeux, je dirais, accessoires, plutôt que sur les véritables enjeux des Québécois», a dit M. Couillard.

Il écarte les enjeux éthiques

Le premier ministre balaie d’ailleurs du revers de la main, l’interprétation selon laquelle ce sondage illustrerait l’effet négatif, pour le Parti libéral, des enjeux éthiques soulevés dernièrement par les partis d’opposition à la suite d’enquêtes journalistiques.

«Voyant que notre gouvernement quand même réussi assez bien, on essaie de conjuguer le passé au présent, et malheureusement, on semble parfois réussir à donner l’impression à la population que tout ça est en train d’arriver maintenant. Il n’y a rien de tout a qui touche le gouvernement actuel, ni le parti que je dirige depuis 2013», a-t-il réitéré.

L'ombre de Trump

Même si Donald Trump n’arrivera que lundi à Jérusalem, son ombre y plane déjà.

Craignant la réduction importante du fardeau fiscal des entreprises attendue du côté américain, les leaders économiques qui accompagnent M. Couillard en Israël l'ont encouragé à faire de même au Québec.

«Je pense qu’il fallait rétablir un équilibre dans les finances publiques : maintenant que c’est fait, nous, on demande au gouvernement d’écouter ces sondages, d’écouter les Québécois et de baisser les impôts», a dit Michel Leblanc, aux côtés des présidents de Québec et Montréal International, Carl Viel et Hubert Bolduc.

«C’est certain qu’une baisse importante du fardeau fiscal aux États-Unis nous amènerait à analyser notre plan pour continuer à réduire le fardeau fiscal, mais je vais répéter : pas aux dépens du soutien de l’éducation, de la santé et des grandes priorités aux Québécois», a signalé M. Couillard.