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Divertissant, mais vide

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Près de 40 ans après sa création, la saga Alien se poursuit aujourd’hui avec Covenant, un film divertissant, mais qui laissera les vrais fans sur leur appétit.

Alors que Prometheus, le chapitre précédent, paru en 2012, misait davantage sur la science-fiction et l’aventure, la saga Alien revient aujourd’hui à l’horreur avec Covenant. Un choix discutable, risqué même, mais qui se défend finalement plutôt bien à l’écran.

On y suit l’équipage du vaisseau Covenant, envoyé en mission pour coloniser une nouvelle planète ­située à l’autre bout de la galaxie. Mais alors qu’ils modifient leur ­itinéraire et leur destination, les passagers aboutiront dans un monde peuplé de créatures pour le moins hostiles.

Alien: Covenant ★★★
<b>Film de Ridley Scott.</b><br />
Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston et Billy Crudup.
Photo courtoisie
Film de Ridley Scott.
Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston et Billy Crudup.

Visuellement spectaculaire

Dès les premières images d’Alien: Covenant, il apparaît évident que le réalisateur Ridley Scott a tout mis en œuvre pour produire un film visuellement léché et ­franchement spectaculaire. Les ­Xénomorphes (nom donné aux créatures d’Alien) n’auront jamais été aussi beaux, tout comme les images de la galaxie lointaine.

Mais le cinéaste aurait-il tout mis sur l’aspect visuel de son film? Car, outre la beauté de ses images et les atmosphères inquiétantes qu’elles réussissent à créer, Alien: Covenant s’avère un film plutôt vide.

Alors que les chapitres précédents de la saga étaient souvent confinés à un seul lieu, soit le vaisseau spatial, Ridley Scott a profité de Alien: Covenant pour faire ­prendre l’air à ses personnages. Le film se déroulant en grande partie à l’extérieur, le sentiment de claustrophobie évoqué par le confinement à un espace exigu est pratiquement inexistant. Les moments de tension se font donc plus rares et la terreur, beaucoup moins soutenue.

Creux et Prévisible

Mais le plus choquant dans Alien: Covenant, ce sont les dialogues creux, parfois même complètement risibles. Difficile de ne pas décrocher quand des phrases absolument ridicules ponctuent des moments qui se veulent dramatiques.

L’intrigue devient d’ailleurs ­souvent beaucoup trop sinueuse, prenant d’innombrables détours pour expliquer certaines évidences, avant de culminer dans une finale prévisible et carrément abrutissante.

Bref, Alien: Covenant se révèle un film fort divertissant... mais sans plus. Espérons que Ridley Scott saura rectifier le tir pour le chapitre suivant, qui devrait entrer en production l’an prochain.


► À l’affiche depuis vendredi.