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Les électeurs ont soif de changement, estime Amir Khadir

Amir Khadir
Photo Simon Clark Le sondage Léger-Le Journal-Le Devoir publié samedi démontre que les Québécois souhaitent un «déblocage de la situation politique», affirme le député solidaire Amir Khadir.

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MONTRÉAL - Le sondage Léger-Le Journal-Le Devoir publié samedi démontre que les Québécois souhaitent un «déblocage de la situation politique», estime le député solidaire Amir Khadir.

Le coup de sonde démontre qu’une alliance entre le Parti québécois et Québec solidaire remporterait 39% des voix et permettrait de former un gouvernement majoritaire. Les membres de QS se prononceront dimanche sur un scénario de pacte électoral, qui ne prévoit toutefois qu’un partage de circonscriptions, sans alliances à long terme.

«Ça montre que les gens ont envie que les choses bougent en politique», a commenté Amir Khadir en marge du congrès de Québec solidaire qui se tient toute la fin de semaine à l’UQAM.

Sa collègue, Manon Massé, estime que les Québécois se sentent «pris en otage par le mode de scrutin» actuel.

Convergence

Toutefois, l’issue du débat sur la convergence souverainiste qui aura lieu dimanche demeure imprévisible. Aucune tendance claire ne se dessine pour le moment, selon Manon Massé.

Même chez ses figures de proue, la convergence ne suscite pas les passions au sein de Québec solidaire. Manon Massé se dit toujours à l’écoute des arguments, tandis qu’Amir Khadir milite en faveur d’un pacte électoral limité.

Candidat dans Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois affirme être «ni un partisan farouche ni un opposant invétéré des alliances politiques». Dimanche, il plaidera uniquement pour un début de dialogue avec le PQ.

D’autres, comme François Saillant, s’y opposent carrément. «Si tout ce que ça donne, c’est qu’on fait élire le Parti québécois, ben moi je n’embarque pas là-dedans», a commenté le militant de la première heure.

Éthique

Le sondage Léger a eu des échos jusqu’en Israël, où le premier ministre Philippe Couillard a refusé de voir dans la remontée de la CAQ l’impact des révélations récentes à la suite d’enquêtes journalistiques sur le financement et les enjeux éthiques au PLQ.

«Voyant que notre gouvernement quand même réussit assez bien, on essaie de conjuguer le passé au présent, et malheureusement, on semble parfois réussir à donner l’impression à la population que tout ça est en train d’arriver maintenant, a-t-il affirmé. Il n’y a rien de tout ça qui touche le gouvernement actuel, ni le parti que je dirige depuis 2013.»

De plus, le coup de sonde sur les priorités des Québécois démontre que son gouvernement est en phase avec les aspirations de la population, estime-t-il. «On est en train d’accomplir exactement ce qu’on avait dit aux Québécois qu’on ferait : assainir les finances publiques, contrôler la dette pour nous donner des marges de manœuvres», affirme Philippe Couillard.

- Avec la collaboration de Marc-André Gagnon