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Québec solidaire a fait le choix de l’intransigeance, plaide Lisée

PQ
Simon Clark/Agence QMI Le chef péquiste Jean-François Lisée s’est entouré de députés lors de son point de presse, vantant la «capacité de rebond» de son parti. «On vit une déception et on franchit une étape, mais suivez-nous bien rebondir», a-t-il déclaré.

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Le Parti québécois tend la main aux électeurs déçus de Québec solidaire, qui a fait le choix de l’«intransigeance» en rejetant le projet de convergence, plaide Jean-François Lisée.

«Québec solidaire a pris la décision de s’isoler, a pris la décision de l’intransigeance», a déclaré hier midi le chef du Parti québécois, quelques minutes avant d’entrer en caucus avec ses députés. La rencontre allait s’étirer sur plus de quatre heures et ce, malgré la relâche parlementaire.

En rejetant la convergence, Québec solidaire «a refusé de mettre le bien commun au-dessus de son intérêt partisan» en plus de «tourner le dos à 9 électeurs solidaires sur 10», analyse M. Lisée. Il interpelle désormais les 87% de sympathisants solidaires qui appuyaient ce pacte, selon le résultat d’un sondage Léger réalisé pour le compte du Journal et du Devoir.

«Il y a de la place pour vous chez nous», a-t-il scandé plus tard en point de presse, entouré de ses députés. «Le Parti québécois, vous le savez, on pourrait écrire un livre entier avec toutes les déclarations prévoyant son déclin et sa mort imminente, des livres entiers. Et on pourrait écrire un livre bien meilleur sur la capacité de rebond du Parti québécois», a-t-il assuré.

Même Pascal Bérubé, qui qualifiait de «minces» la semaine dernière les chances du PQ d’accéder à un gouvernement majoritaire sans la convergence souverainiste, abondait en ce sens. «La page est tournée. Je suis motivé. Nous sommes motivés», a lancé avec un certain malaise le leader parlementaire de l’opposition, se refusant à tout autre commentaire.

Test de leadership

Se disant tout de même «déçu», le chef péquiste qualifie cette tentative de rapprochement d’«étape nécessaire» et non pas d’échec. «Il était important de savoir si c'était possible, a-t-il signifié. On espérait que QS serait à la hauteur du moment historique. Ils ont fait un autre choix. Il fallait le savoir. Il fallait qu'ils répondent à cette question pour l'électorat du Québec.»

M. Lisée affirme maintenant vouloir tourner la page sur cette histoire, qu’il compare à un «test de leadership». «C’était un test de leadership de sortir de sa zone de confort, de tendre la main et d'essayer quelque chose de neuf», résume-t-il.

Rappelons que les membres de QS réunis en congrès ont rejeté, dimanche, le projet de convergence soumis par le PQ. Ils ont notamment décrié les positions identitaires du parti, qu'ils ont qualifié de «raciste».

Déplorant ces commentaires «injustes», Jean-François Lisée a laissé savoir que la position identitaire du parti ne changerait pas.