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À Cacouna, les écologistes craignent encore pour les bélugas

Martin Poirier, de Non à une marée noire dans le St-Laurent et Benoît Saint-Hilaire, de Prospérité Sans Pétrole, deux organisations écologiques de Rimouski, lors d’un passage au port de Cacouna.
Photo Courtoisie Martin Poirier, de Non à une marée noire dans le St-Laurent et Benoît Saint-Hilaire, de Prospérité Sans Pétrole, deux organisations écologiques de Rimouski, lors d’un passage au port de Cacouna.

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CACOUNA | Des écologistes veulent montrer au gouvernement qu’ils sont encore les défenseurs des bélugas et s’indignent du fait que Québec envisage toujours des projets industriels à Cacouna, la pouponnière du mammifère marin.

Après la saga et l’échec du projet de port pétrolier de l’entreprise TransCanada à Cacouna il y a quelques années, les écolos affirment ne pas avoir oublié et ne veulent pas que l’histoire se répète.

Deux représentants de deux organisations se sont rendus récemment au port de Cacouna pour envoyer un message clair, à l’effet que «le fleuve était aux bélugas.»

«Pour nous, il est inconcevable que le gouvernement du Québec s’acharne à vouloir augmenter les activités industrielles en classant le port de Cacouna comme étant une zone industrialo-portuaire dans sa stratégie maritime», a dit Benoît Saint-Hilaire, de Prospérité Sans Pétrole.

Ils se disent prêts à se mobiliser de nouveau si «les acteurs politiques font la sourde oreille face à nos revendications et s’ils font fi de leurs responsabilités de protection», avertit Martin Poirier, de Non à une marée noire dans le Saint-Laurent.

Étude

Le ministre de la Stratégie maritime Jean D’Amour a récemment commandé une étude sur la cohabitation entre le développement économique et les bélugas.

«Une fois que ce mandat-là sera donné, on va avoir un rapport, on va le lire et on va se gouverner en conséquence», a résumé son attaché de presse Marc Lapointe.

Cacouna a reçu un peu plus de 100 000 $ pour faire un plan de développement en lien avec la stratégie maritime, mais sans plus. Ce site est particulièrement sensible puisque c’est là que le béluga met bas de la mi-juin à la mi-septembre.

Voie de disparition

Les spécialistes se demandent toutefois comment des développements industriels pourraient avoir lieu à Cacouna, surtout depuis que le béluga a son statut officiel d’espèce en voie de disparition.

«On ne voit pas comment le développement d’une zone industrialo-portuaire à Cacouna avec une augmentation du trafic maritime pourrait être compatible avec la survie du béluga du St-Laurent», estime Christian Simard, directeur de Nature Québec.

Il se demande également ce qu’une étude du gouvernement pourrait changer à la situation à Cacouna. «On ne pense pas qu’une étude pourrait soudainement trouver des solutions miracles à une situation qui a une réalité scientifique de base», conclut monsieur Simard.