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Le vrai visage de Québec solidaire

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois porte-parole de Québec solidaire.
Photo Agence QMI, Joël Lemay Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois porte-parole de Québec solidaire.

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Pauvre PQ...

Se faire fermer la porte au nez alors qu’on tend la main est une chose.

Mais de façon aussi cavalière!

Car les membres de Québec solidaire ne se sont pas contentés de refuser poliment l’offre de monsieur Lisée.

Ils lui ont claqué la porte en pleine face!

En lui montrant leur majeur!

Et en criant que jamais ô grand jamais, ils ne s’associeraient avec un parti aussi raciste et capitaliste!

C’est, comme disent les anglos, ajouter l’insulte à la blessure...

LE PARADIS IMAGINAIRE

Il y a deux façons d’interpréter ce qui s’est passé.

Un: monsieur Lisée a été naïf en pensant que les membres de Québec solidaire accepteraient de s’allier avec un parti qui défend des idées qu’ils détestent (les questions identitaires et l’aide aux entreprises).

Ou deux: monsieur Lisée a fait preuve d’audace. «Qui ne risque rien n’a rien», comme dit l’autre.

Vaut mieux risquer de se faire répondre «non», fut-ce bruyamment, que de se dire: «On aurait dû essayer cette voie, qui sait où cela nous aurait menés...»

Une chose est sûre: cette tentative – mal avisée pour les uns, courageuse pour les autres – nous a permis de voir le vrai visage de Québec solidaire.

Ne serait-ce que pour ça, le coup en valait peut-être la peine.

Car maintenant, c’est clair: les solidaires ne veulent pas gagner, ils veulent avoir raison. Entre le dogmatisme et le pragmatisme, les camarades choisiront toujours le premier.

Leur refus de s’allier au PQ permettra peut-être aux libéraux de se maintenir au pouvoir?

C’est le dernier de leurs soucis. Pour être plus franc: ils s’en contrefoutent.

L’important, pour eux, est de rester purs.

Le reste, ils n’en ont rien à cirer.

Entre les verts pâturages d’un paradis imaginaire et la réalité imparfaite, ils choisiront toujours les nuages.

C’est comme ça quand on vit dans un monde parallèle.

Justin croit aux licornes. Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé croient aux anges.

VIVE LA TRANSPARENCE

Autre vérité que cet échec a mise en lumière: le parti des camarades n’est pas aussi immaculé qu’il le prétend.

Comme l’a dit mon complice Jonathan Trudeau à la radio hier: «Les chefs de Québec solidaire se disent transparents, mais ils n’hésitent pas deux secondes à mentir à leurs membres quand ça les arrange...»

D’un côté, on signe en secret une entente avec les partis souverainistes. De l’autre, on cache l’existence de cette entente lorsque vient le temps de voter sur un projet d’alliance avec le PQ.

«Bof, de toute façon, le dévoilement de cette entente n’aurait rien changé au résultat du vote», de dire Manon Massé.

Euh... Pourquoi l’avoir tenue secrète, alors?

On reconnaît les bonnes vieilles tactiques des leaders soviétiques: les porte-parole du peuple savent mieux ce qui est bon pour le peuple que le peuple lui-même.

BEN COUDONC.

Pas étonnant que les membres du Parti communiste du Québec deviennent automatiquement membres de Québec solidaire. Qui se rassemble s’assemble.

Et après ça, ça donne des leçons de démocratie et ça regarde tout le monde de haut.

Finalement, des deux partis, c’est QS qui a l’air le plus fou...