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Un coin de pêche oublié

Le secteur Ouabiti propose un plan de pêche intéressant où il est possible de déjouer de belles truites mouchetées comme celles-ci.
Photo courtoisie Le secteur Ouabiti propose un plan de pêche intéressant où il est possible de déjouer de belles truites mouchetées comme celles-ci.

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À une certaine époque, le secteur Ouabiti était considéré comme l’un des plus populaires de la réserve faunique Mastigouche.

En fait, jusqu’au tournant du siècle, les hébergements des lacs Aubry et du Cap étaient les sites les plus recherchés à la SÉPAQ. Malheureusement, à cause d’un manque d’investissement, le réseau routier d’accès s’est grandement détérioré. Si bien que la clientèle, qui a opté au fil des ans pour des véhicules de plus petite taille, avait beaucoup plus de difficulté à s’y rendre. Plusieurs adeptes ont alors préféré migrer vers des zones plus facilement accessibles.

Révélateur

Lorsqu’on consulte les statistiques de pêche de la réserve, on apprend que le poids moyen des truites mouchetées qu’on y capture est de 215 grammes. Le secteur nord-ouest de ce grand terrain de jeu de 1556 km², qui abrite plus de 500 lacs et 13 rivières, se distingue en présentant un tableau de pêche où les ombles de fontaine font osciller la balance, en moyenne, au-dessus de la barre des 300 grammes. On y trouve des nappes d’eau notoires comme le lac des Frères, le Cousin, le Tremblay, l’Aubry, etc., qui accueillent de beaux spécimens, ainsi que le lac vedette, le Crodeau, où des palettes de deux kilos sont parfois déjouées.

Comme le dit si bien le directeur Éric Harnois: «Les gens fréquentent l’Ouabiti pour le potentiel élevé de captures de mouchetées de plus grande taille.»

Amélioration

Depuis son arrivée en poste, cet ingénieur forestier de formation s’est donné pour mission de redonner ses lettres de noblesse à ce territoire poissonneux.

La SÉPAQ a donc énormément investi dans la réfection des chemins qui, dans certains cas, ressemblaient plus à des sentiers. Les dirigeants ont aussi modernisé les habitations et converti certaines d’entre elles à l’énergie solaire. Il y a même de l’électricité dans les camps des lacs Aubry et du Cap, pour maximiser l’expérience de la clientèle.

Activités

Après avoir taquiné les espèces ciblées, les visiteurs peuvent faire de la baignade, du kayak, du canot, du VTT, du pédalo, de la randonnée pédestre, etc.

Pour stimuler la relève, retenez que les néophytes qui aimeraient découvrir la pêche peuvent emprunter tout ce qu’il faut pour croiser le fer avec les poissons, en plus de bénéficier de conseils avisés pour les aider à arriver à leurs fins.

Les parents et les grands-parents seront heureux d’apprendre que, dans le cadre du forfait Pêche familiale, ils peuvent emmener leurs chérubins à un prix fort avantageux. De plus, ces derniers recevront à titre gracieux une canne à pêche et un permis valide jusqu’à leur majorité.


Pour en savoir plus sur cette réserve faunique qui est l’une des préférées des citadins, entre autres parce qu’elle n’est qu’à 1 h 40 de Montréal et à 60 minutes de Trois-Rivières, visitez le site internet www.sepaq.com/rf/mas/ ou composez le 819 265-2098.

 

De tout pour tous

La remise à l’eau des poissons vivants est de plus en plus ­pratiquée.

Le secteur Ouabiti propose un plan de pêche intéressant où il est possible de déjouer de belles truites mouchetées comme celles-ci.
Photo courtoisie

La «graciation» des divers spécimens ne peut toutefois se faire sans précautions si l’on souhaite leur offrir toutes les chances possibles de récupérer leurs facultés. Lorsqu’on capture une espèce comme l’achigan ou le doré en grande profondeur, il arrive fréquemment que leur vessie natatoire ne puisse s’ajuster au changement de pression. Sa taille augmente alors de façon disproportionnée en occupant tout l’espace disponible dans la cage thoracique et elle sort même à l’occasion de la gueule des poissons. Le «ziffling» est une méthode controversée qui consiste à utiliser une grosse aiguille hypodermique. On l’insère derrière la nageoire pectorale de façon à faire sortir l’air emprisonné dans la vessie natatoire. Le problème est que, pour y arriver, il faut percer la peau et l’organe en question. Cette blessure, si mineure soit-elle, est une voie d’entrée pour de futures pathologies. Lors d’une récente discussion avec Thierry Rimbault, guide pour l’équipe de pêche cartebateau.com, ce dernier m’indiquait que, lorsqu’il procède à une telle opération, il utilise un produit très efficace qui agit à titre de désinfectant, l’iode. De plus, cet antifongique résiste bien à l’eau. On le trouve facilement en pharmacie sous le nom de Bétadine. Selon ce biologiste de formation, spécialisé en pathologie des poissons, quelques gouttes sur la plaie suffisent pour garantir une bonne protection à votre capture jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de le faire elle-même.


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