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Sondage CROP: les Québécois consomment moins d’alcool qu’il y a cinq ans

Alcool
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MONTRÉAL - Les Québécois sont de moins grands consommateurs d’alcool qu’il y a cinq ans, selon un récent sondage CROP, commandé par Éduc’alcool.

En effet, la consommation moyenne en alcool des Québécois est passée de 3,3 verres par semaine en 2012, à trois verres en 2017.

De plus, ils consomment moins au cours d’une même occasion. Les Québécois boivent en moyenne 2,2 verres par événement, alors que cette proportion s’établissait à 2,5 verres en 2015.

«Ils ne se contentent donc pas de connaître notre slogan, la modération a bien meilleur goût, ils sont aussi très nombreux à le mettre en pratique», croit Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool.

Un Québécois sur quatre consomme toutefois de l’alcool «de manière abusive, voire dangereuse» se désole l’organisme en prévention.

«On observe une certaine tolérance vis-à-vis de la consommation excessive lorsqu’elle est occasionnelle et l’on reconnaît volontiers que l’on a dépassé les seuils de consommation recommandés de temps à autre, souvent au moins une fois par mois», a expliqué Éduc’alcool.

D’ailleurs, la consommation régulière, mais modérée d’alcool est généralement diabolisée et associée à l’alcoolisme, une croyance qu’Éduc’alcool aimerait bien voir changer.

«Il nous faudra dédramatiser la consommation régulière – pourvu qu’elle se situe dans les paramètres à faible risque – et mettre en garde contre la consommation excessive, même occasionnelle», a ajouté M. Sacy.

Le gouvernement pointé du doigt

Selon Éduc’alcool, «l’insoutenable indifférence de l’État québécois» quant à la consommation abusive d’alcool par sa population est le nœud du problème.

«La situation aurait sans doute été bien meilleure, n’eût été [...] le laxisme continuel de l’État québécois, dont toutes les décisions relatives à l’alcool sont systématiquement à l’opposé de ce qu’il convient de faire», croit le directeur général de l’organisme.

Parmi certaines mesures que l’organisme aimerait voir mises de l’avant par le gouvernement, on note l’augmentation du prix de l’alcool et l’augmentation du nombre de barrages routiers pour prévenir la conduite avec les facultés affaiblies.

«[Le gouvernement] contribue par ses décisions comme par ses non-décisions à aggraver la situation de la consommation excessive», a ajouté M. Sacy.

Le sondage CROP a été mené par téléphone du 20 février au 20 mars 2017 auprès de 1139 personnes de 15 ans ou plus.