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Près du corps, loin des maux

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Plusieurs pêcheurs ressentent des douleurs après une partie de pêche sans en connaître la cause.

L’activité de prélèvement qui consiste à taquiner les poissons se fait souvent de manière improvisée, sans technique précise. En fait, la plupart des adeptes apprennent «sur le tas», comme le dit si bien l’expression populaire. On regarde nos partenaires s’exécuter et on reproduit instinctivement les mêmes mouvements.

Un pro

Sébastien Fortier est un chiropraticien certifié en soins aux sportifs. Ce chic type, qui côtoie de nombreux athlètes de tous niveaux, reçoit fréquemment des manieurs de canne à sa clinique de Laval. La majorité d’entre eux souffrent généralement de malaises au niveau du dos, du cou, des omoplates, etc.

Selon ce pêcheur occasionnel, les amateurs pourraient réduire, de façon très significative, leurs maux engendrés par des mouvements répétitifs et inadéquats.

Les lancers

Pour ne pas vous blesser à long terme, effectuez vos lancers en gardant les bras près du corps. Servez-vous de la puissance de votre canne pour fouetter sur un axe court. Tout comme sur le cliché de gauche, évitez les élans qui débutent à la position de 9 heures pour se terminer à 3 heures.
Photo courtoisie
Pour ne pas vous blesser à long terme, effectuez vos lancers en gardant les bras près du corps. Servez-vous de la puissance de votre canne pour fouetter sur un axe court. Tout comme sur le cliché de gauche, évitez les élans qui débutent à la position de 9 heures pour se terminer à 3 heures.

Quand vient le temps de catapulter leur offrande, un important pourcentage des passionnés effectuent, sans même s’en rendre compte, une motion éloignée du corps. Elle ressemble, jusqu’à un certain point, au lancer d’un joueur de balle néophyte. Comme pour tous les sports de lancer, le pêcheur aurait intérêt à favoriser des motions rapprochées de son axe central. Il s’assurerait ainsi de ne pas solliciter inutilement les muscles, les tendons et les ligaments de son coude et de son épaule, et il évitera des épicondylites, des tendinites, etc.

Idéalement, il faut garder le mouvement le plus compact possible et se servir de la canne pour fouetter, plutôt que d’espérer un effet d’entraînement à la suite d’un lancer forcé, voire exagéré.

À la traîne

Lorsque la canne retient un leurre qui nage loin derrière, elle fléchit inévitablement. L’effet de ressort du scion de la perche est beaucoup moins incommodant si vous maintenez vos bras près de votre cage thoracique.
Photo courtoisie
Lorsque la canne retient un leurre qui nage loin derrière, elle fléchit inévitablement. L’effet de ressort du scion de la perche est beaucoup moins incommodant si vous maintenez vos bras près de votre cage thoracique.

Laisser son offrande déambuler loin derrière une embarcation rapporte souvent son lot de dividendes. On peut ainsi couvrir beaucoup de territoire.

Sans le réaliser, bon nombre de pêcheurs tiennent leur canne avec le bras allongé, loin du tronc. Cette position entraîne malheureusement des tensions ainsi que du stress articulaire, et pourrait engendrer des blessures aux membres supérieurs ainsi qu’à la région cervicale.

À la jig

Le mouvement répétitif utilisé à la jig occasionne un stress de l’avant-bras jusqu’à l’omoplate, et même dans la partie lombaire, si l’on ne prend pas soin de le faire près du corps.
Photo courtoisie
Le mouvement répétitif utilisé à la jig occasionne un stress de l’avant-bras jusqu’à l’omoplate, et même dans la partie lombaire, si l’on ne prend pas soin de le faire près du corps.

Quand on pêche à la dandinette, de bas en haut, si l’on manie la perche à plus d’une trentaine de centimètres de la cage thoracique, la charge que doit supporter la musculature scapulaire – située autour des omoplates – occasionnera rapidement une fatigue mécanique, surtout en raison des mouvements répétés.

Pour en savoir plus, visitez le site www.grso.ca ou composez le 450 681-4022.