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Safari-photo au royaume des paresseux

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COSTA RICA | Qu’on soit photographe amateur ou professionnel, le Costa Rica constitue un terrain de jeu exceptionnel. Avec l’une des biodiversités les plus riches du continent, l’envie de ­rapporter des prises uniques, tels des trophées en guise de souvenirs, est forte. Le Journal vous propose donc quelques conseils pour un safari-­photo réussi au royaume des paresseux.

Le safari-photo se traduit par une chasse photographique, alors ­mettez-vous dans la peau d’un ­pisteur à la recherche de sa proie. Pour ­entendre, voir et capter un maximum de ­créatures, vous devrez vous astreindre à marcher en silence, les sens bien à l’affût.

De plus, les parcs nationaux costaricains sont considérés comme de véritables sanctuaires écologiques et des règles strictes sont imposées aux visiteurs. On ne fume pas, on ne laisse aucun type de déchet derrière soi et on ne nourrit jamais les animaux.

MATÉRIEL

Il n’est pas obligatoire d’avoir de l’équipement sophistiqué. Un simple appareil reflex numérique avec une ­lentille de type téléobjectif ­suffisent, alors qu’un objectif macro est ­nécessaire pour observer les insectes et les petits animaux.

Pour des images optimales, un télé­objectif 70-200 mm et un téléconver­tisseur (extender x1.4) sont recommandés, en plus d’un objectif macro. Certains ­photographes animaliers apportent­­­ même un téléobjectif de 300 mm ou plus, malgré son poids considérable.

Un sac à dos confortable sera utile pour transporter votre matériel à l’abri du sable et de la poussière. Ne sous-­estimez pas l’importance de vos vêtements, en particulier de vos chaussures, puisque vous aurez à traverser des ruisseaux et à escalader des rochers.

GUIDES

À l’entrée de chaque parc, des guides offrent leurs services. Pour 20 $ US par personne, ils promettent de vous faire découvrir les animaux cachés. Certes, ils détectent mieux que n’importe qui les créatures dissimulées, mais aucun ne peut vous garantir celles qui croiseront votre chemin.

ANIMAUX

Dans la jungle, vous découvrirez le mythique paresseux qui dort recroquevillé en haut des arbres. On ne perçoit d’abord qu’une boule de poils gris. Il faut être patient ou chanceux pour arriver à capturer son visage au sourire béat.

Les différents types de singes se tiennent en meute dans les arbres. ­Prenez le temps d’observer leurs ­interactions et d’immortaliser leur ­quotidien. Les capucins sont les plus ­expressifs, mais également les plus rusés. Ils n’hésiteront pas à s’approprier tout sac laissé sans surveillance.

Le Costa Rica compte aussi bon nombre de crocodiles, caïmans, lézards, serpents, geckos, grenouilles et autres reptiles. L’emblématique rainette à yeux rouges est la plus prisée. Elle ne sort que dans certaines conditions, après la pluie, et se cache sous la ­végétation, mais l’éclat de ses ­couleurs vives à son réveil vaut certainement la peine de se ­lancer à sa recherche.

Les ornithologues ne sont pas en reste, car les oiseaux sont omniprésents et extrêmement diversifiés. Il faudra cependant se lever très tôt puisque la majorité d’entre eux sont actifs en début de matinée. C’est le cas des très colorés quetzals, de l’ara rouge ou du toucan. Il faudra également faire preuve de rapidité technique pour arriver à les croquer à travers les branches, sans les effrayer. C’est là tout l’art du safari-photo.

LES BONS PLANS

Excepté à San José, vous trouverez une faune exotique et des occasions de photos d’un bout à l’autre du pays. Voici quand même quelques bons plans à considérer : le parc Manuel Antonio, la «Mecque» des parcs ­nationaux, compte plus de 109 espèces de mammifères et 350 types d’oiseaux répertoriés. Si vous n’avez qu’un seul parc à visiter, c’est celui-là.

http://www.sinac.go.cr/EN-US/ac/acopac/pnma/Pages/default.aspx

Pour observer les crocodiles, rendez-vous au pont de la rivière Tarcoles, à 70 km à l’ouest de San José. Ils y sont en ­permanence.

À 10 km de la ville de Guápiles, monsieur Cope, un passionné d’art et de biodiversité, a aménagé un jardin d’observation animale sur son terrain. Avec différents appâts, il y attire oiseaux, reptiles, chauve-souris et singes qu’on peut photographier dissimulé derrière une installation.

http://copeartecr.com/

À 15 km de Puerto Viejo se trouve le Jaguar Refuge Center. Vous pourrez y visiter et photographier les animaux qui y sont soignés. C’est probablement l’un des seuls endroits où vous pourrez approcher des bébés paresseux.

http://www.jaguarrescue.foundation/