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«Il n’y a plus rien à faire» pour le réseau routier montréalais

L’ex-chroniqueur circulation Pierre Lacasse prévoit un été «diabolique»

L’ex-chroniqueur à la circulation Pierre Lacasse aide la ville à coordonner ses chantiers pour assurer la fluidité du réseau automobile. Il travaille dans un bureau sur la rue De La Gauchetière, coin Robert-Bourassa, un secteur souvent congestionné.
Photo Pierre-Paul Poulin L’ex-chroniqueur à la circulation Pierre Lacasse aide la ville à coordonner ses chantiers pour assurer la fluidité du réseau automobile. Il travaille dans un bureau sur la rue De La Gauchetière, coin Robert-Bourassa, un secteur souvent congestionné.

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Le moindre petit problème sur un pont de Montréal à l’heure de pointe a des répercussions monstres sur l’ensemble du réseau routier et il y a peu de solutions pour améliorer la situation, estime un expert.

«Ça fait des années que je le répète: il n’y a plus rien à faire pour Montréal, dit d’emblée Pierre Lacasse, ex-chroniqueur de Radio circulation 730. Le flot de circulation est tellement important et dense sur le réseau autoroutier que, dès que tu as une voie de bloquée quelque part, ça a des répercussions partout.»

Bouchons partout

Hier matin, des milliers d’automobilistes se sont retrouvés coincés pendant près de deux heures sur la Rive-Sud en raison de retards dans des travaux sur le pont Honoré-Mercier.

Le trafic sur ce pont a causé des bouchons jusqu’aux ponts Jacques-Cartier et Champlain, ainsi que dans le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. «C’était infernal pour les automobilistes», dit de son côté le chroniqueur à la circulation du 98,5 FM Maxime Lachance.

Cependant, il s’agit d'une situation prévisible et inévitable, selon Pierre Lacasse, qui a observé le réseau routier pendant près de 30 ans.

«On ne peut pas y échapper, Montréal est une île, on n’a pas le choix. Pour rentrer, s’il y a un pont qui tousse, les autres pognent la grippe. Et c’est aussi vrai pour la Rive-Sud que pour la Rive-Nord», dit-il avec sérieux.

Surnommé «monsieur Fluidité» par le maire Denis Coderre, Pierre Lacasse a récemment été embauché par la Ville de Montréal comme conseiller et porte-parole pour coordonner les chantiers et les grands travaux de la métropole.

Il n’a par contre aucun pouvoir sur la gestion de la circulation sur le réseau autoroutier et sur les ponts autour de Montréal, dont la responsabilité revient au ministère des Transports.

Été difficile

Selon lui, les Montréalais auront droit à un été «diabolique» sur les routes.

Des travaux à venir dans quelques mois rendront aussi la vie dure aux automobilistes.

«La fin de l’année va être hot. Ça, je peux vous le dire», lance Pierre Lacasse, refusant de révéler les détails du chantier prévu.

Mais il assure que son nouveau poste à la Ville lui permettra de mettre son expérience au service des conducteurs.

Lui-même coincé

M. Lacasse, qui a passé sa vie à informer les automobilistes des conditions routières, s’est lui-même retrouvé coincé sur le pont Champlain hier matin.

«J’habite tout près de l’entrée du pont, sur la Rive-Sud, et j’ai mis une heure et quart pour me rendre au centre-ville. C’est deux fois plus long qu’en temps normal», dit-il.

Il y a tout simplement trop d’automobiles sur le réseau, dit-il. Et les solutions se font rares.

«Transport en commun, transport en commun, transport en commun... Il faut rendre ça sexy. C’est la seule chose à faire. Et il faut informer le public, surtout. S’ils savent qu’il y a des travaux quelque part, ils n’y iront pas», explique-t-il.