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Employés inquiets au collège Stanislas

Alberto Slinger<br>
<i>Concierge</i>
Photo courtoisie Alberto Slinger
Concierge

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Après plusieurs mois de négociations infructueuses, les 30 employés de soutien du collège Stanislas craignent que leur employeur exécute sa menace en les mettant tous à la porte et en ayant recours à de la sous-traitance.

Le Syndicat des employés du collège Stanislas négocie avec la direction de l’école depuis janvier afin de renouveler son contrat de travail, qui sera échu en juillet.

Selon les membres du Syndicat, l’employeur exigerait notamment un gel des salaires, en plus de vouloir retirer plusieurs avantages sociaux.

«Si on les écoutait, on reviendrait quasiment à nos conditions du début des années 2000», affirme Jean Lacoursière, président du Syndicat.

Devant l’impasse qui persiste, le conseil d’administration de l’école aurait voté, mardi dernier, pour que l’ensemble du personnel de soutien soit remplacé par une firme de nettoyage privée.

«Le Collège nous menaçait depuis janvier de faire appel à de la sous-traitance, mais là, on se rend compte que c’est bien réel», déplore M. Lacoursière.

Incertitude

C’est avec amertume qu’Alberto Slinger Junior, 19 ans, quitte le Collège Stanislas de Montréal, lui qui vient d’y terminer sa dernière année. Son père, qui est concierge à cette école depuis 14 ans, fait partie des 30 employés qui risquent de perdre leur emploi prochainement.

«Ça fait sept ans que je fréquente le Collège, et j’ai toujours eu un sentiment de fierté envers mon école, dit-il. Mais mon passage là-bas se conclut d’une façon vraiment triste, puisque la sécurité financière de ma famille est mise en danger. [...] Ça me déçoit.»

Le père de l’étudiant, Alberto Slinger, est bouleversé par la situation. «Ça risque de changer toute notre vie, parce que c’est un salaire de moins qui va rentrer à la maison, constate-t-il. On ne sait pas ce qu’on va faire.»

Le directeur général adjoint du Collège, Michel Morin, a refusé de confirmer le licenciement des employés. «Le Collège ne négocie pas dans les médias», a-t-il déclaré.