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Couillard, Lisée et les soviets

Couillard, Lisée et les soviets

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Dix ans de pauvreté! Dix ans de ratatinement des services publics. Dix ans de détresse bureaucratique. Un vrai cauchemar.

C’est ce qui attend les Québécois après un Oui au pays, selon Philippe Couillard.

Pauline Marois était plus optimiste et prédisait, elle,  «cinq ans de perturbations» durant le passage de la province vers le pays.

L’oracle de la cheffe péquiste avait ému l’opinion publique et entraîné le désarroi des souverainistes.

Devant le tollé, Mme Marois avait corrigé sa pensée en disant qu’elle voulait plutôt parler d’effervescence. Les nuances ont finalement poussé les plus naïfs à croire à cinq ans de célébration...

Le ventre mou

D’ailleurs, l’indépendance doit toujours être présentée favorablement. C’est comme ça depuis cinquante ans. Au pays de la Révolution tranquille, on ne peut concevoir l’accession à l’indépendance autrement que par la lorgnette du confort.

Sans douleur, sans risque, sans le moindre sacrifice.

Couillard, Lisée et les soviets
Photo Simon Clark

Dire le contraire, ou simplement la vérité, ferait sans doute peur à trop de gens; on a beau vouloir un pays, le courage n’est toujours pas inné...

M. Couillard a mis le doigt là où ça fait le plus mal. En signalant que les services publics souffriraient de l’indépendance, que les bureaucraties seraient «asséchées», il a touché le ventre mou de la nation.

La première question du jeune solidaire Nadeau Dubois a naturellement enchanté le chef libéral. Elle lui a permis d’allonger une claque magistrale au PQ qui, distrait ce jour-là, déplorait la paperasserie nuisible aux entreprises.

On sait pourtant depuis longtemps que l’incohérence est intrinsèque à l’administration publique. Elle est projetée, planifiée, mise en oeuvre. Le fameux «travail en silo» vise la cacophonie.

Les incongruités qui en découlent permettent de maintenir une foule d’emplois inutiles. Cela est su depuis des lunes et résulte de solides complicités politiques... Alors quoi de neuf ici? Rien!

Un monorail électrique. Super pour aller à Drummondville.
Couillard, Lisée et les soviets

 

Cororico péquiste

Ce week-end, le PQ y est allé d’un nouveau cocorico : il a promis de prendre un «virage vert». Le virage brun viendra avec le compost...

Avec un gouvernement Lisée, tout serait vert. Comme une pelouse ou comme l'oeil d'un brochet quand Montréal vidange ses égouts...

L’économie, les autos, l’horizon, tout sera vert... Vert fluo pour les milléniaux...

On nous construirait aussi un monorail, et peut-être une gare au Madrid, lieu de rencontre favori des familles recomposées...

Sol Zanetti sera content de savoir ça. Depuis des années, sa lilliputienne Option nationale jongle avec l’idée d’un train électrique aérien. On ne sait pas trop combien ça coûterait mais c’est le genre de détails qui n’empêche pas de parler...

Le conseil national du PQ a aussi été l’occasion de s’éloigner encore un peu plus de Québec solidaire.

«Des extrémisssssses!», a-t-on susurré aux télés continues. Des susurrements teintés de dégoût...

Les péquistes courtisaient donc depuis deux ans des gens infréquentables. Des marxistes! Des communistes! Des gauchistes! Des révolutionnaires!

Ils ignoraient apparemment tout de l’intifada anti capitaliste du soviet solidaire... C'était donc une erreur de croire qu'ils étaient de gauche, comme tout le monde...