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Uber prendrait 24 % des courses de taxi

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Photo Agence QMI, Christopher Nardi

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Uber se serait accaparé 24 % des parts de marché de l'industrie du taxi à Montréal.

C'est ce qu'a avancé l'actuaire de la firme SAI, Marc-Antoine Vaillant dans son témoignage dans le cadre des audiences du recours collectif de l'industrie du taxi intenté contre la multinationale Uber, lors de la première journée d'audiences. À titre d'expert pour le regroupement de taxis, M. Vaillant a évalué l'impact de l'arrivée d'Uber sur l'industrie. Pour émettre leur expertise, lui et son l'équipe se sont basée sur les données de la Ville de Montréal, notamment puisqu'il s'agit d'une région importante tant pour le taxi que pour Uber.

Après son analyse des donnés disponibles et d’hypothèses, l’équipe de SAI a conclut que les chauffeurs de l’application mobile prendraient une part importante des courses des chauffeurs de taxi. La perte d’une dizaine de courses par semaine pourrait représenter jusqu’à 4600 $ de revenu en moins pour ces chauffeurs annuellement.

Puisque les données sur Uber et ses chauffeurs sont limitées, l’équipe de M. Vaillant a dû se pencher sur des scénarios hypothétiques pour soumettre ses conclusions. La firme SAI a quand même réussit à émettre certains constats, notamment qu’avec les dépenses liées au métier de chauffeur de taxi (permis, formations, carburant, etc.) une baisse du nombre de courses à un impact sur le revenu annuel du travailleur.

Avec cette semaine d’audiences, l’industrie du taxi souhaite être enfin entendue et comprise. «On espère que le tribunal reconnaitra les injustices et les inégalités [qui ont été attribuées à Uber]», souligne Guy Chevrette, porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT) qui participe à la démarche juridique avec le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos).

Rappelons qu’à l’heure actuelle, un projet pilote est mis en place par le Ministère des Transports du Québec alloue un permis d’intermédiaire en services de transport par taxi à Uber, ce qui lui permet d’opérer légalement jusqu’en octobre prochain.