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Les iniquités du fonds de pension

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Photo AFP Les joueurs n’ont aujourd’hui besoin que de 43 jours dans l’uniforme d’une équipe du baseball majeur pour avoir droit à la pension minimale de 34  000 $ par année.

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Le baseball majeur est, dit-on, d’une grande générosité.

De nos jours, on y dispense des salaires faramineux. Mais ce ne fut pas toujours le cas.

En 1960, le salaire minimum d’un joueur des majeures s’établissait à 3000 $ et 10 ans plus tard, il était de 12 000 $. En 1991, pour la première fois, un joueur touchait un minimum de 100 000 $ et ce salaire avait doublé en 2001. Cette année, le salaire minimum est passé à 535 000 $.

En 1947, le baseball majeur est devenu le premier sport professionnel à instituer un fonds de pension pour ses athlètes. C’était minime puisqu’on offrait un montant de 1000 $ par année passée dans les majeures. Mais pour y avoir droit, le joueur devait compter au moins cinq années d’expérience dans les majeures et en 1969, le nombre des années a été réduit à quatre pour y être admissible.

Piché et les expos

Je me souviens très bien qu’au début des années 1970, notre bon ami Ronald Piché n’était pas qualifié pour ce fonds de pension, car il lui manquait une cinquantaine de jours en uniforme pour y avoir droit. Dans un geste magnanime, les Expos ont décidé d’ajouter Ronald à leur personnel d’instructeurs en ­septembre au cours de deux saisons de suite.

Et je me rappelle aussi que le toujours très sympathique Mike Marshall, alors le représentant des Expos dans de l’Association des joueurs, avait violemment protesté contre cette décision.

Heureusement, la direction de l’équipe avait procédé quand même à l’embauche de Ronald pour qu’il ait droit à cette pension.

Révolution

Depuis ces jours, il y a eu une révolution dans ce domaine.

Un joueur n’a plus besoin que de 43 jours dans l’uniforme d’un club de baseball majeur pour avoir droit à la pension minimale de 34 000 $ par année.

Et depuis 1980, un joueur n’a besoin que d’une journée en uniforme pour devenir admissible au programme médical du baseball majeur pour le reste de ses jours!

Le seul hic, c’est que le joueur ne peut plus accumuler les années de services au-delà de 10. C’est le maximum, mais il s’assure une pension annuelle de 180 000 $ à compter de l’âge de 62 ans.

Ce qui m’amène au cas de quelque 500 joueurs qui ont joué dans les majeures entre 1947 et 1979, mais qui n’ont jamais accumulé quatre années de services dans les majeures et qui n’ont pas droit à ce fonds de pension.

Comme exemple le père de Jason Grilli, des Blue Jays.

Steve Grilli a joué dans les majeures entre 1975 et 1979, soit avec les Tigers de Detroit (1975-1977) et les Blue Jays en 1979. Il a participé à 70 rencontres et comme lanceur il a affiché un rendement de 4-3 avec une moyenne de points mérités de 4,51.

Par contre, Steve Grilli a joué durant huit saisons dans les filiales des Tigers, des Jays et des Orioles, compilant une fiche de 75-62 en 315 matchs.

Revenus de 10 G$

Mais pour l’ensemble de sa carrière, Steve Grilli reçoit une pitance annuelle de 5625 $... avant impôts!

Depuis 2008, il existe un fonds de pension pour les joueurs des mineures, mais qui ne ressemble en rien à celui des majeures.

Par ailleurs, avec des revenus annuels qui dépassent les 10 milliards $, les propriétaires d’équipes ont adopté une résolution qui permet aux clubs de ne plus offrir de régime de retraite à leurs employés qui ne sont pas en uniforme, comme les dépisteurs ou encore les employés de bureau.

À bien y penser, le baseball majeur n’est pas généreux envers tout le monde.

Musée Jackie-Robinson

On a procédé, le 27 avril dans le secteur de Soho, à New York, à la première pelletée de terre d’un immeuble qui abritera le tout nouveau musée Jackie-Robinson, dont les portes ouvriront en 2019. Une somme de quelque 23,5 millions $ a déjà été amassée à cette fin et la Fondation Jackie-Robinson espère amasser au moins 42 millions $ (comme le numéro d’uniforme que portait ­Robinson) afin d’assurer le bon fonctionnement du musée. Le commissaire Rob Manfred, l’épouse de Jackie, Rachel, ainsi que sa fille Sharon ont assisté à la cérémonie. Robinson a fait ses débuts dans les majeures en 1947 et est décédé en 1972.

La rue Barry Bonds

Barry Bonds est de retour dans le giron des Giants de San Francisco cette saison à titre de conseiller spécial auprès du président. Alors que l’on procède à un renouveau du secteur où se trouvait l’ancien domicile des Giants, le Candlestick Park, on a décidé de nommer une rue en l’honneur du roi des coups de circuit. Plusieurs autres athlètes célèbres qui ont fait la gloire des amateurs de sports de San Francisco, tels Willie Mays, Juan Marichal, Orlando Cepeda, Joe Montana, Ronnie Lott, Jerry Rice et Dwight Clark ont la distinction d’avoir une rue qui porte leur nom dans la ville.

Nolan Ryan et Sandy Koufax

Nolan Ryan est le roi incontesté des matchs sans point ni coup sûr avec sept bijoux du genre au cours de sa carrière. Et de plus, il revendique l’exploit d’en avoir réussi quatre au cours de trois saisons d’affilée, dont deux au cours de la même saison, soit en 1973 contre les Royals et les Tigers de Detroit. Il en avait signé un autre en 1974 (Twins) et en 1975 (Orioles). Le seul artilleur gaucher à avoir réussi des matchs du genre au cours de quatre saisons de suite fut Sandy Koufax, des Dodgers, soit en 1962 (Mets), 1963 (Giants), 1964 (Phillies) et 1965 (Cubs).

Le contrat de Jackie à l’encan

Le contrat de Jackie Robinson pour la saison 1949 avec les Dodgers de Brooklyn a rapporté la somme de 276 000 $ lors d’un encan au début de mai. Ce contrat, qui stipulait que Robinson allait gagner 21 000 $ pour la saison 1949, vient au troisième rang, selon l’encanteur Brian Dwyer. Seuls les contrats de Babe Ruth et de Lou Gehrig ont rapporté davantage et celui du Babe vient en tête de liste ayant été vendu pour la modique somme de 1,2 M$. Le contrat de ­Robinson a été l’article du dernier ­encan qui a rapporté le plus parmi tous les autres objets mis en vente par la veuve de Jackie.