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Mission presque impossible

L’Impact a causé la surprise en soutirant un point au Sporting Kansas City samedi.
Photo agence qmi, kyle rivas L’Impact a causé la surprise en soutirant un point au Sporting Kansas City samedi.

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Rarement les astres étaient-ils aussi alignés contre l’Impact. Samedi à Kansas City, le XI ­montréalais était privé de six joueurs et pas les moindres, Patrice Bernier, Blerim Dzemaili et Laurent Ciman entre autres.

À cet état des faits, il fallait ajouter les blessures notamment à Ballou Tabla et le fait que le Children’s Mercy Park et un des stades de MLS où il est le plus difficile de jouer pour l’adversaire en visite.

Bref, si j’avais eu à parier, je n’aurais pas investi des tonnes sur l’équipe de Mauro Biello.

Malgré tout, le bleu-blanc-noir a réussi à accrocher un point face à la meilleure équipe de l’Ouest grâce à quelques bonnes performances individuelles, notamment celle du gardien Evan Bush, qui ont aidé à garder le score à un seul but de différence jusqu’aux dernières minutes de la rencontre.

Avec des joueurs comme Ignacio Piatti et Matteo Mancosu à son bord, l’Impact sait qu’il peut marquer à tout moment. C’est ce qui est arrivé à Kansas City quand ce dernier a profité d’une erreur grave d’un des joueurs du Sporting.

Si vous revoyez ce but cette semaine, faites jouer le thème de Mission Impossible au même moment.

Jouer pour son pays

En général, tout joueur de soccer professionnel désire jouer une fois dans sa vie pour son équipe nationale. C’est ancré dans la culture du jeu et des joueurs comme Ciman, Dzemaili et Ambroise Oyongo n’oseraient pas refuser une invitation en sélection.

Malgré tout, le monde du soccer est aux prises depuis toujours avec le même débat à propos de ces rencontres internationales. Comme ce sont les clubs qui paient la majeure partie du salaire des footballeurs, ils sont réticents à les laisser aller et risquer de perdre ceux-ci sur blessure.

D’ailleurs, c’est exactement la situation dans laquelle se retrouve l’Impact à la suite de la blessure d’Oyongo. Bien qu’il y ait des conséquences sur la sélection du Cameroun, on peut arguer qu’elles sont plus importantes pour l’équipe montréalaise qui devrait être privée de son défenseur pour le reste de la saison.

Les aléas du calendrier

Malgré tout, la MLS et les autres championnats tentent d’accommoder leur horaire au bénéfice de tout le monde. Contrairement à la majorité des autres championnats de la planète, la MLS permet à ses clubs de jouer durant les pauses internationales.

De ce point de vue, je n’ai pas l’impression que les joueurs du circuit Garber s’en formalisent. Parce que, si on prend l’exemple de Ciman, c’est seulement un match de club qui est substitué pour un match en équipe nationale. Au dernier rassemblement de la Belgique, les coéquipiers du Général ne pouvaient en dire autant. Plusieurs ont dû retarder leurs vacances, leur période de récupération de fin d’année, pour jouer un match supplémentaire.

Pour les vedettes des équipes nationales, la charge de travail est souvent très élevée. Comme ce sont les meilleurs joueurs de leur club respectif, ils jouent sur une base régulière en championnat en plus de devoir négocier les matchs de coupe et les différents tournois internationaux.

À titre d’exemple, certains joueurs de la Juventus et du Real Madrid, les deux finalistes de la ligue des champions, auront joué cette année plus de 60 matchs. Et par moment, ces derniers devront jouer deux rencontres dans la même semaine, mais sur deux continents différents, ce qui est exténuant.

Bref, il en revient toujours aux clubs, à la FIFA et aux joueurs eux-mêmes de trouver l’équilibre dans cette multitude d’événements.