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D’une famille d’accueil au baseball majeur

Jonathan Lacroix a été repêché par les Astros de Houston

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Photo Agence QMI, JOEL LEMAY Accueilli à bras ouverts par Anne Gagné et Gilles Tremblay alors qu’il était âgé de 12 ans, Jonathan Lacroix a fait la pluie et le beau temps avec les Orioles de Montréal, de la Ligue de baseball junior élite du Québec.

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Premier Québécois repêché par une équipe du baseball majeur en 2017, Jonathan Lacroix n’a pas volé sa sélection, en 12e ronde, par les Astros de Houston, hier.

«Je ne l’ai pas toujours eu facile», a lui-même souligné le jeune Lacroix, au cours d’une généreuse entrevue téléphonique accordée hier après-midi.

«Ce que j’ai en tête? Enfin, il y a quelque chose de bien qui lui arrive», a pour sa part soufflé son père d’accueil, Gilles Tremblay.

Jonathan Lacroix (au centre) est entouré par Anne Gagné et Gilles Tremblay, ses parents d'accueil.
Photo courtoisie
Jonathan Lacroix (au centre) est entouré par Anne Gagné et Gilles Tremblay, ses parents d'accueil.

Aujourd’hui âgé de 20 ans, Jonathan Lacroix en avait huit quand sa mère, Nancy Nadeau, est décédée. Son père Yves, qui a connu des problèmes de consommation, est ensuite tombé malade.

Monsieur Tremblay et sa conjointe, Anne Gagné, ont alors accueilli Jonathan à la maison quand ce dernier avait 12 ans.

«Je suis tombé sur la meilleure famille d’accueil possible», a lui-même reconnu Jonathan.

Une marche avec son père biologique

Après avoir été choisi par les Astros, Lacroix a évidemment célébré avec Gilles et Anne. On s’est enlacés, puis on s’est embrassés.

Quelques instants plus tard, le jeune joueur de baseball avait toutefois le goût de partager le moment avec une autre personne : son père biologique.

«Nous sommes allés prendre une marche ensemble au parc Sainte-Bernadette [16e avenue/Bélanger, à Montréal], là où j’ai joué mes premiers matchs de baseball, a confié Lacroix. C’était spécial! Il m’a dit qu’il était fier de moi et que ma mère le serait aussi si elle était encore là.»

«Mon père m’a donné tout ce qu’il a été en mesure de me donner», a repris le jeune homme, avec émotion, précisant que son père était aux prises avec certains troubles mentaux.

« Un grand jour »

Quant au père d’accueil, il s’est montré tout aussi fier.

«C’est un grand jour pour nous, mais c’est aussi un grand jour pour lui, a indiqué M. Tremblay. On le savait qu’il pouvait aller loin, mais peut-être pas loin comme ça.»

«J’ai travaillé toute ma vie pour ça», a pour sa part noté Lacroix, qui s’attend logiquement à toucher un boni de signature d’au moins 100 000 $ avec les Astros.

Ayant évolué avec les Orioles de Montréal, dans la Ligue de baseball junior élite du

Québec, Lacroix a aussi porté les couleurs du collège Seminole State, en Oklahoma. Au cours de la récente saison, il a ébloui les recruteurs avec une moyenne au bâton de ,447, 23 doubles et 17 circuits.

Dans le cas de Gilles Tremblay et d’Anne Gagné, force est d’admettre qu’ils ont eux-mêmes, en accompagnant si bien Jonathan, frappé un grand chelem à titre de famille d’accueil.