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Une soirée remplie de belles découvertes

Jean-Michel Martel a fait mouche avec un numéro particulièrement absurde.
Photo Jean-François Desgagnés Jean-Michel Martel a fait mouche avec un numéro particulièrement absurde.

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Avec le ton de sa voix, sa façon de s’exprimer, sa démarche et une aisance évidente sur scène, l’humoriste franco-britannique Éric Lampaert s’est avéré une des belles découvertes de la quatrième soirée du ComediHa! Club.

Comme l’ensemble des spectacles d’humour mettant en vedette plusieurs jeunes de la relève, cette soirée «Best of», présentée à l’Impérial Bell, a été constituée de bons moments et d’autres qui ont plus ou moins atteint la cible.

Fils d’un père anglais, Éric Lampaert, qui a vécu en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Afrique du Sud et en Angleterre, a une belle maîtrise sur les planches.

Il a été hilarant lorsqu’il a raconté que ce n’était pas évident d’être plus grand que son père.

L’acteur qui vit à Los Angeles a le sens du rythme, l’attitude et ce petit quelque chose qui pourrait lui permettre de réussir en tant qu’humoriste.

En première partie, le Français d’origine algérienne Yacine Belhousse et Jean-Michel Martel se sont distingués.

Le premier avec un humour fin, inspiré par des films d’action et de science-fiction, et avec son amusante proposition d’une toute nouvelle version, positive, de l’hymne national français La Marseillaise.

Jean-Michel Martel a ensuite aussi fait mouche avec un numéro particulièrement absurde, difficile à décrire et qu’il a fallu apprivoiser. Le jeune homme a multiplié les microgags étranges et souvent débiles. Il a présenté sa liste d’épicerie, énumérant les différents noms de supermarchés.

«Ma grand-mère est morte. Ça tombe bien, j’avais besoin d’un signet», a-t-il fait savoir.

Verbomotrice

Seule fille de la soirée, et armée d’une voix dans les hautes fréquences, Rosalie Vaillancourt a montré un potentiel intéressant.

Verbomotrice, la jeune fille joue sur un humour constitué de moments «malaisants» et de folie.

«Plus on vieillit, plus on ressemble à nos parents. Mon chum, comme son père, s’endort en regardant un film. S’il prend les habitudes de son père, il va me texter à trois heures du matin...», a lancé, faisant référence à des messages sexuels, celle qui raconte être la plus pessimiste du monde.

«Je ne vois pas mon verre à moitié vide ou à moitié plein, mais plutôt plein de drogue du viol», a-t-elle mentionné. Elle a été aussi solide dans un deuxième numéro où elle a lu des extraits de son journal intime.

Les animateurs Dominic et Martin ont connu un départ un peu quelconque en abordant les changements climatiques. Ils se sont bien repris, après l’entracte, avec un numéro bien tourné sur le sexe d’autrefois versus celui d’aujourd’hui.

Les soirées ComediHa! Club, enregistrées pour l’émission Trait d’humour, diffusée sur la chaîne UNIS, se poursuivent, jeudi soir et vendredi, à l’Impérial Bell, avec Olivier Martineau et Mathieu Cyr à l’animation.

Avec son humour absurde et décalé, Jean-Michel Martel a fait mouche dans une soirée destinée à la relève.