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Vandalisé deux fois en un peu plus d’un an

Vandalisme Saint-Henri
Frédéric T. Muckle / 24H Le restaurant 3734 de la rue Notre-Dame Ouest a eu sa vitre brisée et sa salle à manger aspergée de peinture blanche dans la nuit de mercredi à jeudi.

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Les propriétaires d’un restaurant de Saint-Henri se sont vu être la cible d’un deuxième acte de vandalisme en un peu plus d’un an.

Les malfaiteurs, soupçonnés d’avoir commis ce geste pour contester l’embourgeoisement du quartier, ont fracassé la vitrine du restaurant 3734 pour asperger l'intérieur de peinture blanche durant la nuit de mercredi à jeudi.

Vandalisme Saint-Henri
Frédéric T. Muckle / 24H

 

Le copropriétaire du restaurant Emmanuel Goubard déplore d’avoir à vivre avec « les conséquences de certains actes lâches, » tout en mentionnant que l’équipe du 3734 tente, au final, de donner vie au quartier.

Devant l’ampleur des dégâts, il avait pour le moment de la difficulté à évaluer le coût des dommages.

Le restaurateur se dit malgré tout positif et a plutôt décidé de mettre la main à la pâte pour remettre le restaurant en état pour le service de soirée notamment « pour montrer que dans l’adversité, on se tient debout et règle les problèmes. »

Vandalisme Saint-Henri
Frédéric T. Muckle / 24H

 

L’épicerie fine du même nom qui était située à côté du restaurant avait aussi été la cible d’un autre acte anti-embourgeoisement en mai 2016, durant lequel plusieurs personnes étaient entrées dans le commerce près de l’heure de fermeture pour voler de la nourriture.

Le commerce a fermé ses portes depuis.

Selon lui, les travaux en cours sur rue Notre-Dame Ouest ont possiblement fourni une protection donnant l’opportunité aux malfrats de commettre leur crime dans l’impunité.

Saint-Henri : un quartier souvent ciblé

L’arrondissement du Sud-Ouest a été le théâtre de plusieurs actes de vandalisme souvent lié à un agenda anti-embourgeoisement dans les dernières années.

Victor Soto, le propriétaire du Tacos Victor qui a été saccagé l’an dernier, a avoué ne pas comprendre pourquoi il n’y avait toujours pas eu d’arrestation liée à ces nombreux méfaits.

Il a toutefois souligné qu’il fallait laisser la police faire son travail selon lui et a réitéré qu’il se sentait personnellement plus en sécurité maintenant dans le quartier qu’il y a 14 ans lorsqu’il s’est établi dans le coin.