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Histoires de poids lourds

Point de presse GYM au casino de Mtl
Photo Ben Pelosse Oscar Rivas attend la chance de se battre.

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Le pauvre Oscar Rivas aurait pu faire une dépression. Vous vous rappelez qu’il y a 10 jours, son adversaire pour son combat au Centre Bell s’est désisté à deux ou trois jours du combat.

Pas grave, a dit Yvon Michel, Oscar va se battre le 15 au Casino. Mauvaise nouvelle pour Oscar, son adversaire a préféré rester chez lui que de venir se faire assommer par le terrifiant Colombien.

En apprenant la nouvelle, Yvon Michel s’est mis sur le téléphone. C’est bien d’avoir des amis dans la business. Une heure plus tard, il confirmait à Oscar qu’il se battrait le 30 juin à Niagara Falls dans un gala organisé par Les Woods.

«Nous allons verser la bourse à Oscar pour le combat raté de jeudi (ce soir) et en plus, il va toucher une bonne somme à Niagara Falls. C’est déjà arrivé dans le passé à Eleider Alvares. Quand l’adversaire regarde la fiche de 20-0 d’Oscar Rivas, il perd le goût de venir l’affronter», de dire Yvon Michel.

Pourtant, Samuel Décarie, le matchmaker de Gym, a expliqué que la bourse promise à l’Américain était substantielle. «Il le faut sinon personne ne veut affronter Oscar», a-t-il dit.

En attendant, Yvon Michel et Lyne Robitaille vont rouler en Harley jusqu’à Niagara.

TRAJECTOIRES PARALLÈLES

Oscar Rivas ne s’est pas montré amer en apprenant la nouvelle hier. Déçu, mais pas amer. «Ça ne change pas mes plans. Je suis venu au Canada pour devenir champion du monde et je respecte mon plan», a-t-il dit.

En attendant, c’est son gérant et presque père Stéphane Lépine qui aide le géant à vivre au Québec. Comme ce fut le cas avec Eleider Alvarez pendant des années.

Pendant ce temps, à trois ou quatre kilomètres du casino, Simon Kean rencontrait les journalistes à l’hôtel Crystal pour mousser la formidable carte de samedi à l’Olympia.

Le plus étrange, c’est que les deux poids lourds, les meilleurs au Québec, sont sur des trajectoires parallèles. Pendant que Simon Kean accumule les combats pour prendre de l’expérience et gonfler sa fiche, Oscar Rivas attend la chance de se battre.

LE PIED : RIVAS CONTRE KEAN

Les deux hommes font du sparring ensemble. Selon Oscar, ça joue dur. «Moi, je travaille toujours à fond

dans le gymnase ou dans le ring», dit-il.

Il ne veut pas en dire davantage. Mais Simon Kean raconte qu’il lui arrive souvent de lancer à Rivas: «Hé! Oscar! Quand est-ce qu’on se pogne toi pis moi?»

Oscar répond que ça va être impossible parce que leurs promoteurs ne s’aiment pas.

Hier, au moins un des deux promoteurs a ouvert la porte. «Si jamais Simon Kean était prêt pour Oscar Rivas, je serais d’accord pour faire un deal», a-t-il lancé.

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