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Jonathan Drouin... Inespéré

SPO-POINT DE PRESSE DE JONATHAN DROUIN ET MARC BERGEVIN
Photo Agence QMI, Dario Ayala Jonathan Drouin

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Je suis «flabergasté». Jonathan Drouin avec le Canadien! Je n’osais même pas y rêver. Et j’aurais dû rêver.

Surtout depuis le jour où il a envoyé promener Steve Yzerman trop coincé à son goût et qu’il a sacré le camp à Sainte-Agathe. Avec un message très clair au patron du Lightning. F...Y... et ce n’était pas pour François Yvon!

J’aime les gens qui se tiennent debout. Et c’est encore plus méritoire quand le jeune a 20 ans et qu’il est confronté aux gros bonzes de la Ligue nationale qui ont plus de pouvoirs sur leurs jeunes joueurs que la mafia sur leurs vendeurs de dope.

Un ancien agent comme Enrico Ciccone déchirait sa chemise devant son micro pour fustiger la décision du jeune Drouin. Comment avait-il pu désobéir? Moi, je voyais plutôt une manifestation de force de caractère. Ça prenait de grosses couilles pour résister à cette pression. Des pamplemousses.

Et Drouin a gagné son point quand il est revenu au jeu et a brillé avec le Lightning pendant les séries.

ARMÉ POUR LE STRESS

Le Canadien va enfin avoir une vraie vedette francophone. Un Québécois de souche. Ça va être énorme. Tous les jours, il va se retrouver avec six Kodaks dans la face. Mais s’il y en a un qui est capable de vivre cette pression, c’est Jonathan Drouin.

Le reste sur la patinoire va faire la job. Je ne suis pas inquiet. Il est rapide, teigneux et a un sens du jeu qui le place dans l’excellence.

Un bravo à Marc Bergevin. Les gens commençaient à grogner dans les abreuvoirs. Surtout dans les cours devant la piscine. Une caisse de petites froides et les écluses débordent.

C’est Geoff Molson qui va être content. Il peut enfin compter sur une star indigène. Qui dit mieux?