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Manifestante détenue sans droits pendant 8 heures

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Le Service de police de la Ville de Montréal devra remettre près de 6000 $ à une étudiante pour l’avoir arrêtée et détenue illégalement pendant huit heures lors d’une manifestation contre la brutalité policière en 2010.

Andréanne Cossette-Viau se rendait à la manifestation annuelle du collectif opposé à la brutalité policière lorsque des agents sont «arrivés par-derrière pour l’encercler» et lui ont «arraché» la banderole qu’elle tenait, raconte-t-elle.

Les policiers seraient intervenus en vertu du règlement P-6, qui interdit de participer à une manifestation avec un objet contondant. Selon un rapport rédigé par l’agent Steven Campbell, l’un des bâtons de la banderole était attaché au tissu, alors que l’autre n’était «attaché à rien».

«Pour préparer ma défense à l'accusation d'entrave qui m'a été collée par la suite, j'ai demandé à voir cette bannière, se souvient Mme Cossette-Viau. [...] Elle a finalement été amenée en cour lors du procès. [...] Surprise! Les deux bâtons étaient maintenant attachés au tissu.»

Libérée tard

Arrêtée vers 17 h 15, la manifestante n’a été libérée qu’à 1 h 13 le lendemain.

En 2014, trois policiers, Sonia Côté St-Hilaire, Steven Campbell et Pierre Limoges, ont reçu des sanctions en déontologie dans cette affaire à la suite d’une plainte d’Andréanne Cossette-Viau.

Mme Cossette-Viau a également intenté une poursuite contre le SPVM à la Cour du Québec. Dans une entente à l’amiable, la jeune femme a accepté la semaine dernière de recevoir 5659 $ en indemnisation.