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Pas d’accusations contre les policiers de Lac-Simon

L’intervention qui a mené à la mort d’un Algonquin était légale

Pas d’accusations contre les policiers de Lac-Simon
Photo Fotolia

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Aucune accusation ne sera portée contre les policiers qui ont abattu un homme de 25 ans d'origine algonquine à Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue, l’an dernier.

Après avoir examiné le rapport d’enquête produit par le Service de police de Montréal, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a conclu que les policiers impliqués dans la mort de Sandy Tarzan Michel n’avaient commis aucune infraction criminelle.

Le 6 avril 2016, quatre policiers de Lac-Simon se sont présentés à la résidence de M. Michel après que sa conjointe eut déposé une plainte de voies de fait et de séquestration contre lui.

L’homme, visiblement intoxiqué, est alors sorti de chez lui avec une machette à la main. Lorsque les policiers lui ont ordonné de laisser tomber son arme, Sandy Tarzan Michel a refusé d’obtempérer et s’est dirigé vers la rue.

<b>Sandy Tarzan Michel</b></br>
<i>Abattu</i>
Photo courtoisie
Sandy Tarzan Michel
Abattu

Craignant de voir l’autochtone entrer dans une maison avec sa machette, un agent est monté à bord du camion de police et a heurté volontairement M. Michel pour tenter de le désarmer. Malgré l’impact, le suspect a ouvert la portière du camion du côté passager en tenant toujours son arme, selon les policiers et deux témoins.

C’est à ce moment qu’un des policiers qui suivaient le véhicule à pied a fait feu à quatre reprises en direction de l’homme, qui s’est écroulé sur le sol.

Ébranlée

Le DPCP estime que le policier qui a tiré sur M. Michel avait des motifs raisonnables de croire que son intervention était nécessaire pour protéger son collègue dans le camion contre la mort ou des blessures graves.

Contactée jeudi soir par Le Journal, la vice-chef de la communauté algonquine de Lac-Simon, Paméla Papatie, était ébranlée par la nouvelle.

«Je pense beaucoup à la famille [de M. Michel] en ce moment», a-t-elle confié.

Ne souhaitant pas prendre position concernant la décision du DPCP, Mme Papatie a toutefois rappelé que des moyens avaient été pris pour que des drames comme celui-ci ne se reproduisent plus. «Nos policiers sont maintenant équipés de pistolets à impulsion électrique», a-t-elle souligné.