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Pourquoi la Francophonie?

Michaëlle Jean
Capture d’écran, TVA nouvelles Michaëlle Jean

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Permettez-moi de paraphraser Yvon Deschamps: “la Francophonie, kossa donne?”

Face aux excès de la secrétaire générale de la Francophonie, sa Sérénissime enflure Michaëlle Jean, la question se pose. À quoi sert précisément cet assemblage des pays hétéroclites où l’on parle français, un peu, beaucoup ou même pas du tout?

Le Qatar, 100 % arabophone, est membre associé de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Comment cet organisme, financé en majorité par des pays africains, contribue-t-il à améliorer la vie humaine sur Terre, au-delà de déclarations pompeuses et de sommets à la gloire du pays hôte?

Hier, Michaëlle Jean appelait à un “humanisme planétaire avec les autres espaces linguistiques”. Mettons. Mais comment mesurer le succès de sa démarche?

Le souhait qu’elle a aussi exprimé pour que cessent les violences en République centrafricaine sera-t-il entendu par les rebelles?

Tout cela, c’est de la frime.

Ratisser large

La Francophonie s’est aussi donné comme mission de promouvoir la démocratie dans les pays francophones. Par contre, la moitié de ses 54 pays membres sont des dictatures.

La Francophonie prétend vouloir protéger les droits de l’Homme, mais conserve dans ses rangs la Mauritanie, un pays d’Afrique où l’esclavagisme se pratique encore sur une vaste échelle.

Dans ses fonctions, Michaëlle Jean est appelée à serrer plusieurs mains tachées de sang. Compatissons devant son besoin légitime d’avoir de l’eau chaude à la maison.

La crédibilité d’organismes comme l’OIF ou l’ONU, viviers de scandales et de trafic d’influence, est entachée par les contradictions entre leur mandat et leur fonctionnement. Quand on regarde le train de vie de Michaëlle Jean, on a peine à croire qu’elle dirige un organisme composé majoritairement de pays en voie de développement.

Les dirigeants de ces grands organismes auront beau nous en mettre plein la vue, nous sommes en droit de demander des comptes.