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Assurances voyage: les 10 gaffes à éviter, selon le CAA-Québec

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QUÉBEC – Beaucoup de Québécois sont réfractaires à tout ce qui touche aux assurances, mais comme ils aiment aller se faire dorer la couenne sous les tropiques ou encore visiter l’Europe, il faut qu’ils soient au fait des surprises qui pourraient les empêcher de repartir avant un bon bout de temps.

Aussi, pour éviter des tracas, CAA-Québec a colligé les 10 gaffes à éviter (ou recommandations) touchant aux déplacements, qu’ils soient effectués dans le reste du Canada, aux États-Unis ou ailleurs sur le globe.

1 - Je n’ai pas besoin d’assurance voyage

Un accident est si vite arrivé, surtout en vacances, que l’on pense à une chute, à une collision à mobylette ou encore à des maux pouvant nous clouer aux toilettes. D’après les résultats d’un sondage réalisé récemment pour le compte de CAA-Québec, cet été 12 % des voyageurs comptent partir en vacances sans assurance voyage, et ce chiffre double chez les 18-24 ans. «Jeune ou pas, un ennui de santé ou un accident peut arriver à tout le monde et les frais médicaux peuvent facilement atteindre des milliers de dollars, de quoi se priver de voyager pendant des années», a dit Suzanne Michaud, vice-présidente assurances chez CAA-Québec.

2 - Je suis couvert, je peux donc partir l’esprit en paix

Peu importe son âge, beaucoup d’activités sont exclues des plans de couverture des assureurs. Il faut prévoir le pire pour éviter de perdre sa chemise, que l’on pratique des sports extrêmes, modérés ou qu’on soit à la recherche d’un bronzage de première classe. Et, ici, l’âge ne compte pas. CAA-Québec rappelle que la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) ne rembourse pas en totalité les services de santé reçus à l’extérieur de la province, des frais qui sont très élevés, notamment aux États-Unis, où un simple bras fracturé peut mettre en péril sa retraite.

3 - Je n’ai pas besoin d’assurance voyage si je demeure au Canada

Détrompez-vous, la RAMQ ne couvre pas tout, même quand les Québécois voyagent à Vancouver, Toronto ou Halifax. Des exemples ? Les frais de transport par ambulance vous reviennent si vous vous trouvez hors Québec, même chose pour la chambre d’hôpital individuelle. Et même si la RAMQ rembourse les frais médicaux d’urgence ailleurs au pays, elle le fait en fonction de ses propres tarifs. Ainsi, selon un exemple de la RAMQ, un Québécois s’est fait rembourser 422 $ après s’être cassé le fémur en Ontario, alors qu’on lui réclamait 928 $. Le manque à gagner lui revient.

4 - Je suis bien assuré grâce à ma carte de crédit

Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, comme le veut l’adage. Les assurances voyage offertes par les cartes de crédit proposent souvent des couvertures limitées, selon CAA-Québec, des couvertures pouvant souvent s’accompagner d’une longue liste d’exclusions et de conditions. Une de ces conditions veut par exemple que son compte ne soit pas en souffrance, auquel cas, l’assurance peut être annulée. D’après l’Association canadienne de l’assurance voyage, 47 % des voyageurs ne s’informent pas adéquatement avant de boucler leurs valises, alors que c’est l’affaire de quelques minutes.

5 - Je n’ai pas besoin d’assurer mes enfants, ils sont déjà couverts par ma police

C’est vrai, mais pas pour ses «grands enfants» , L’âge limite est souvent de 18 ans, rappelle CAA-Québec, ou encore de 24 ans dans le cas d’enfants aux études à temps plein.

6 - J’ai la même assurance voyage depuis longtemps, tout est beau

CAA-Québec recommande de magasiner son assurance voyage et de poser des questions en fonction de sa situation, qui change avec le temps, dans le cas d’une personne qui a depuis longtemps la même assurance voyage. Il y a des pays qui sont exclus des couvertures, des exceptions concernant l’âge ou des conditions médicales. Vos proches sont-ils protégés, votre nouvelle blonde ? Voyez-vous le portrait. Des questions s’imposent avant de partir.

7 - Je n’ai pas besoin d’avertir mon assureur en habitation

Dans le cas d’un périple qui s’étire dans le temps, il faut aviser son assureur en habitation et, surtout, demander à quelqu’un de confiance de passer régulièrement pour vérifier que tout est sous contrôle dans sa demeure.

8 - Je suis suffisamment assuré avec une couverture civile d'un million $

Il ne faut pas oublier qu’avec le taux de change entre le Canada et les États-Unis, un accident peut coûter beaucoup plus cher à un Québécois s’il survient au pays de Donald Trump. Une couverture d’un million $ CAN n’est donc pas suffisante en matière de responsabilité civile dans le cas d’un voyage en voiture. Pourquoi pas 2 millions $ CAN alors ?

9 - J’ai déjà une assurance auto me couvrant quand je loue un véhicule à l’étranger

Oui, la plupart des contrats d’assurance auto au Québec couvrent les mésaventures qui surviennent au Canada et aux États-Unis, mais pas nécessairement en Chine, au Portugal ou encore aux Pays-Bas. Aussi, pour éviter, aux États-Unis, qu’on insiste fortement pour vous vendre de coûteuses assurances quotidiennes quand vous louez un véhicule, amenez une preuve d’assurance expliquant que vous êtes couverts.

10 - J’ai une assurance complémentaire, je peux partir sans problème

Attention, vous pourriez avoir des surprises, notamment si une réclamation touche un événement survenu dans la première partie de votre voyage. Une seule assurance voyage couvrant un long déplacement en Amérique du Sud ou en Asie peut épargner bien des tracas, selon CAA-Québec, qui suggère aussi de souscrire une assurance complémentaire, qui devient en vigueur une fois que la première prend fin.