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Philippe Couillard à Washington lundi

Question de calmer le jeu en prévision de la renégociation prochaine de l’ALENA, le premier ministre du Québec se rendra à Washington lundi, afin de vanter les différents avantages du commerce entre le Québec et les Etats-Unis.
Photo Simon Clark Question de calmer le jeu en prévision de la renégociation prochaine de l’ALENA, le premier ministre du Québec se rendra à Washington lundi, afin de vanter les différents avantages du commerce entre le Québec et les Etats-Unis.

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Question de calmer le jeu en prévision de la renégociation prochaine de l’ALENA, le premier ministre du Québec se rendra à Washington lundi, afin de vanter les différents avantages du commerce entre le Québec et les Etats-Unis.

«Chaque geste qu’on pose est important, a fait savoir vendredi Philippe Couillard, en marge de son bilan de la dernière session parlementaire. L’objectif, c’est d’avoir des rencontres du plus haut niveau possible et promouvoir les intérêts du Québec en indiquant les bénéfices mutuels des accords de commerce.»

Le premier ministre compte profiter de cette occasion notamment pour discuter des enjeux liés à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le président américain Donald Trump ayant annoncé sa volonté de renégocier ce traité avec le Canada et le Mexique.

«Notre message est très fort : les accords de commerce, c’est bon pour vous autres aussi, a statué Philippe Couillard. On va rappeler que fondamentalement, le commerce entre les deux pays est équilibré et c’est dans l’intérêt des citoyens américains et de la classe moyenne américaine de continuer à commercer entre nos deux pays.»

Bois d’œuvre

Québec compte aussi protéger ses intérêts sur le bois d’œuvre, les Etats-Unis ayant fait savoir qu’ils imposeraient des droits compensateurs de quelque 20% sur les importations canadiennes. M. Couillard veut aussi s’assurer que l’aluminium ne fasse pas l’objet de mesures protectrices, la présidence ayant fait des «remarques» qui pourraient «jeter une ombre» sur cette industrie, a mentionné M. Couillard.

«Le problème ce n’est pas le Canada. Le problème qu’on a, c’est une surproduction mondiale qui est notamment basée en Chine et qui est constituée d’un aluminium qui est très riche en carbone alors que le nôtre est un aluminium de très haute qualité. C’est ce qu’on va faire valoir», a expliqué le premier ministre.

Donald Trump

Philippe Couillard ne cache pas que la présence de Donald Trump à la tête des Etats-Unis constitue un «défi» supplémentaire. «Vous avez vu le ton de ses interventions avant et après la campagne présidentielle. Je veux juste quand même rappeler que la tendance au protectionnisme aux Etats-Unis ne date pas de M. Trump. [Il] leur donne, je dirais, un caractère plus sonore, mais c’est un défi auquel on a toujours fait face au Québec et au Canada», a-t-il résumé.

Dans la foulée de ces discussions entourant les relations d’affaires avec nos voisins du sud, le premier ministre a confirmé que son gouvernement serait «très présent, régulièrement, aux Etats-Unis».