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Rivas contre Kean: les promoteurs sont prêts

32e convention annuelle IBF
Photo Ben Pelosse Oscar Rivas

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D’abord, un scoop, un vrai. Oscar Rivas va se battre en banlieue de Toronto le 18 août. Il sera de la demi-finale d’un programme présenté par le promoteur Lee Baxter. L’entente avec Yvon Michel a été convenue hier avant la soirée de boxe au Casino.

Mais la vraie histoire, c’est la possibilité d’un affrontement entre les deux poids lourds les plus connus au Québec. Deux olympiens, Oscar Rivas à Pékin et Simon Kean à Londres. Ça serait une première dans l’histoire du Québec. On a déjà vu des combats de poids lourds, par exemple David Cadieux contre Patrice L’Heureux qui ont rempli deux fois leurs arénas en Mauricie. Mais on ne parle pas d’un même calibre. Des années-lumière...

On le sait, les deux hommes font du sparring ensemble. Et ça brasse. Kean invite souvent Rivas à accepter un combat contre lui et Rivas lui répond invariablement: «Ça n’arrivera pas, nos promoteurs ne s’entendent pas.»

Simon Kean
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean
Simon Kean

Ben, j’ai des petites nouvelles pour Oscar. Les promoteurs ennemis qui préfèrent se parler via leurs avocats sont prêts à faire une exception pour les deux hommes.

N’IMPORTE QUAND !

C’est Yvon Michel qui s’est prononcé le premier: «Simon Kean contre Rivas, n’importe quand. Je ne pense pas que Simon ait l’expérience nécessaire, mais je serais prêt à travailler avec un autre promoteur pour organiser ce combat. Et soit dit en passant, dans un an, avec une promotion intelligente impliquant les deux parties, on remplit le Centre Bell ou le Centre Vidéotron. Deux poids lourds de ce calibre, c’est un évènement», a lancé Yvon Michel.

Camille Estephan a préféré répondre par écrit hier matin: «Un combat entre nos deux boxeurs? On est ouvert à se battre contre n’importe qui pour se rendre à nos buts. Jamais un de nos boxeurs, EOTTM ou InterBox, ne perdrait contre un boxeur de GYM. La raison est simple, nos athlètes nous aiment et nous respectent et sont motivés à se battre pour la famille.»

Que les deux hommes soient prêts à mettre une partie de leurs différends professionnels et personnels de côté pour un combat en dit beaucoup.

La guerre entre les deux organisations n’est pas de la frime. On parle de paroles trahies d’un côté comme de l’autre. Mais permettre à Simon Kean et à Oscar Rivas d’atteindre un nouveau sommet dans leur carrière semble être plus important que les chicanes judiciaires.

Et ça permettrait à un des deux hommes de se hisser parmi les meilleurs de leur catégorie.

SIMON KEAN... EN VEDETTE

Simon Kean a moins d’expérience qu’Oscar Rivas. Mais il a eu l’avantage de se battre à plusieurs reprises depuis deux ans. Son promoteur l’a promené à Mississauga, à Trois-Rivières et au Centre Bell.

Alors que pour des raisons de blessures à son épaule et à un œil et aussi d’adversaires qui ont refusé de se battre, Rivas a été inactif au cours des 12 derniers mois.

Ce combat est un naturel. Les fans auront l’occasion au cours de la prochaine année de connaître encore mieux les deux hommes.

Simon Kean a encore une ou deux marches à grimper. Ça devrait se faire au cours des prochains mois.

Ce que j’espère, c’est que, cette fois, on va écouter les fans. Ils ont demandé un combat entre Jean Pascal et Adonis Stevenson pendant trois ans.

Ils n’ont pas dû crier assez fort...