/news/health
Navigation

Vigilance accrue réclamée face au fléau du suicide

Le député caquiste de Lévis, François Paradis.
Photo d'archives, Simon Clark Le député caquiste de Lévis, François Paradis.

Coup d'oeil sur cet article

Les établissements de santé doivent accentuer la vigilance auprès de leurs employés face au fléau du suicide au Québec, estime le député caquiste de Lévis, François Paradis.

Ce dernier réagissait vendredi aux informations dévoilées vendredi par Le Journal concernant le décès par suicide de trois travailleurs du CHUL et d’une ex-employée de cet hôpital universitaire au cours des six derniers mois.

«On pense d’abord aux familles des personnes qui sont aux prises avec ces tragédies. Même si rien ne permet de relier directement ces événements au travail, la pression vécue par les employés de la santé est intense. Le CHU de Québec devrait être aux aguets», affirme M. Paradis.

Instant fragile

Outre ces quatre gestes désespérés, un médecin de l’hôpital du Saint-Sacrement s’est enlevé la vie récemment, a aussi appris Le Journal.

Les établissements de santé doivent promouvoir davantage les programmes d’aide auprès des employés qui se sentent épuisés, selon M. Paradis. «Quand une personne vit plein de souffrances, l’instant où elle décide “donnez-moi un coup de pouce” est fragile», souligne-t-il.

Un programme sentinelle pour la prévention du suicide est en place au CHU de Québec, mais on a du mal à identifier les personnes ressources, reconnaît la direction. «Le programme est appliqué à différents niveaux, selon les secteurs. On est à mettre à jour nos mécanismes de prévention», précise Geneviève Dupuis, au CHU, selon laquelle du soutien est offert aux employés, après la disparition subite d’un collègue.

Démissions

Le ministre Barrette, lui, juge que ces quatre suicides survenus au CHUL sont des «cas personnels» sans lien avec la surcharge de travail ou la pression.

«Si le suicide est dramatique, plusieurs travailleurs de la santé au bout du rouleau jettent carrément l’éponge et démissionnent sur un coup de tête», remarque le président du syndicat CSN des employés du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Jocelyn Gauvin.

«C’est une décision émotive qui peut avoir des conséquences importantes sur la carrière et la vie de la personne. Dans le réseau, on voit régulièrement ces gestes malheureux», déplore M. Gauvin.