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Patrick Carpentier renoue avec la course automobile

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Patrick Carpentier l’avoue d’emblée: il a d’abord eu une pensée pour ses deux enfants quand les gens du studio Disney-Pixar l’ont approché pour qu’il prête sa voix à un personnage du nouveau film d’animation Les bagnoles 3. «Ils ont grandi en regardant ces films, admet l’ex-pilote NASCAR et IndyCar.

«Ma première réaction, quand j’ai été approché, a été de me demander si c’était mon rôle de faire ce genre de choses», indique Carpentier, rencontré la semaine dernière à l’occasion de la première montréalaise du film.

«Mais j’ai rapidement pensé à mes enfants en me disant qu’ils trouveraient ça tellement cool que je dise oui. Le premier film de la série a tellement joué souvent à la maison quand ils étaient petits. C’est cet argument-là qui a gagné pour que j’accepte de jouer un petit rôle dans le troisième. Et comme de fait, ils sont excités à l’idée d’entendre ma voix dans le film. Ils découvrent le film ce soir (jeudi passé) et ils ont amené des amis pour assister à la première. C’est une belle expérience à partager avec eux.»

Dans ce troisième film Les bagnoles (Cars), le légendaire Flash McQueen vit des moments difficiles sur les pistes de course alors qu’il doit rivaliser avec des voitures plus rapides que lui. Dans le doublage québécois du film, Patrick Carpentier fait parler un commentateur sportif dont la voix fut entendue lors d’une course critique du personnage de Doc Hudson en 1954.

«Je suis impressionné par toute la recherche qu’il y a derrière ces films, analyse Carpentier. Je connais la réglementation NASCAR et en voyant le film, je sais à quel point tout ce qu’on y voit respecte les règlements des courses. Je trouve que le troisième film boucle bien la boucle des deux premiers films. Et ça raconte vraiment l’histoire d’un coureur. Au début, tu es fringant et tu veux tout gagner. Mais à un moment donné, il y a des choses qui arrivent dans ta carrière qui viennent déranger ta confiance et qui font en sorte que les courses deviennent plus difficiles à gagner. Tous les coureurs passent par là. Et c’est ce qui arrive à Flash dans le nouveau film. Tout ce qu’il y a dans le film ressemble à ce qui se passe dans le monde des courses. »

L’ex-pilote québécois de 45 ans dit aussi avoir apprécié cette première expérience de doublage.

«Les gens de Disney sont tellement perfectionnistes! lance-t-il. J’ai deux ou trois lignes dans le film et ça m’a pris un avant-midi au complet pour le faire correctement. Et encore: j’ai été chanceux parce que je n’avais pas de synchronisation à faire parce qu’on ne voit pas mon personnage à l’écran pendant qu’il parle. Mais je dois dire que j’ai du fun à faire ça. J’aimerais bien en refaire. Je suis prêt à faire des cours pour apprendre.»

Place à la voiture électrique

Même s’il a accroché son volant il y a quelques années, Patrick Carpentier continue d’être impliqué dans le milieu de la course automobile. En plus de travailler comme commentateur à RDS, il a accepté d’agir à titre de porte-parole de l’Hydro-Québec Montréal ePrix, une course de Formule E qui sera présentée les 29 et 30 juillet au centre-ville de Montréal. Ce nouveau championnat met en compétition des voitures électriques ultrarapides.

«J’avoue qu’au début, j’y croyais plus ou moins, indique Carpentier. Mais plus je creuse et je me renseigne sur le sujet, plus je dois me rendre à l’évidence que le moteur à essence va être archaïque dans peu de temps. Il y a tellement d’avantages avec les voitures électriques: leur puissance, les vitesses qu’elles peuvent atteindre, le calme pour les oreilles (rires). D’ailleurs, on dit souvent qu’elles sont silencieuses, mais ce n’est pas vrai. Je trouve qu’elles font le bruit qui s’apparente au moteur d’un avion.

«La série de Formule E est intéressante aussi. C’est seulement la troisième saison, alors c’est une compétition qui est encore jeune. Mais ça grossit et ça devient de plus en plus compétitif chaque année. Je crois que c’est la voie de l’avenir.»


► Le film Les bagnoles 3 a pris l’affiche hier.