/24m/transports
Navigation

183 heures de pannes de métro en 2016

183 heures de pannes de métro en 2016
Photo Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Le métro de Montréal a été en panne pendant 183 heures en 2016, selon des données obtenues par Projet Montréal, qui demande plus d’investissement en transport en commun.

Le nombre de pannes de plus d’une heure a connu une hausse de 50% entre 2015 et 2016, passant de 17 à 26, selon les données obtenues par l’opposition officielle.

Depuis l’élection de l’administration Coderre, le nombre annuel de pannes de plus de 5 minutes a aussi augmenté passant de 895 en 2013, à 923 en 2016.

Projet Montréal plaide pour un réinvestissement massif dans les budgets de la Société de transport de Montréal (STM) et soutient qu’il y a eu une baisse de la contribution de Montréal à la STM en 2014.

Contribution de Montréal

Or, en réalité, en considérant la révision par le gouvernement du mode de remboursement de la TVQ à la STM en 2013, il y a en fait eu une augmentation de la contribution de Montréal l’année suivante. Cette progression s’est maintenue par la suite pour s’établir à 455 M$ en 2017, comparativement à 371M$ en 2013.

Bien que cet argent n’ait pas empêché l’augmentation du nombre de pannes dans le métro en 2016, le cabinet du maire rappelle que le Collège impérial de Londres, qui compare l’efficacité des réseaux de métro à travers le monde, soutient qu’il y a en moyenne 13 interruptions de service par million de kilomètres parcourus à Montréal, alors que la moyenne mondiale est de 25.

Novembre en cause

Le président de la STM, Philippe Schnobb, admet que le mois de novembre 2016 a alourdi le bilan, alors que les utilisateurs ont vécu cinq pannes de métro en trois jours. «N’eût été du mois de novembre, on aurait eu la meilleure année en dix ans en terme de nombre d’interruption de service», a indiqué M.Schnobb.

Il reconnaît qu’une partie des pannes est due à la vétusté des trains. Une situation qu’il tente de renverser en investissant un demi-milliard de dollars pour l’entrée en service des nouveaux trains AZUR.

Il précise qu’une partie des interruptions de service est également causée par les utilisateurs (suicides, personnes sur les rails, porte bloquée...) et que la STM est dans ces situations dépendante du temps d’intervention des pompiers.