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Au moins une tornade au Lac-Saint-Jean

Deux personnes constatent l’ampleur des dommages après que de forts vents eurent détruit leur résidence à Hébertville au Lac-Saint-Jean.
Photo courtoisie, Roger Gagnon Deux personnes constatent l’ampleur des dommages après que de forts vents eurent détruit leur résidence à Hébertville au Lac-Saint-Jean.

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Au moins une tornade a touché le Québec dimanche, a confirmé Environnement Canada.

Deux propriétés de la petite ville de Hébertville, au Lac-Saint-Jean, ont été lourdement touchées. Une maison a été complètement soufflée tandis que la toiture d’une autre s’est envolée.

«C’était incroyable. On voyait les chaises qui volaient. Les arbres étaient en train de nous tomber dessus, raconte Marco Gagnon, qui a eu la peur de sa vie. J’ai ramassé ma femme et son garçon et j’ai dit “go” on s’en va au sous-sol. Rendu là, il n’y avait plus de sons, plus d’images... En remontant, je ne voyais plus le patio, la piscine. Quand j’ai vu le chalet en face qui était complètement parti, je n’en revenais pas».

À Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides, une maison a été emportée par le vent alors que les résidents se trouvaient à l’intérieur. Ils ont été blessés légèrement. Environnement Canada n’a toujours pas déterminé s’il s’agissait d’une microrafale ou d’une tornade.

Camping

Dame Nature n’a pas non plus ménagé le camping Saint-Esprit, à Québec. Une roulotte s’est envolée, le chapiteau a été détruit et de nombreux arbres se sont déracinés.

Qui plus est, d’autres arbres ont été arrachés en Mauricie et dans Lanaudière. Des citoyens de Saint-Gabriel, de Saint-Cuthbert et de Sainte-Élisabeth ont notamment signalé des dommages aux autorités.

Les responsables et les saisonniers du camping Saint-Esprit se souviendront longtemps de cette cellule orageuse qui a laissé de nombreux dégâts derrière elle, dimanche soir.

Renée Charland, responsable du comité des loisirs du site, peinait à retenir ses larmes, lundi, en regardant ce qui restait du chapiteau qui peut contenir 500 personnes. Il s’est littéralement écrasé par la force des vents.

«Nous venions de l’ouvrir, nous avions eu notre première soirée de danse samedi», explique Mme Charland.

«Je braillais, ce matin [lundi], c’est la désolation, avec tout l’ouvrage que nous avions mis là-dessus, poursuit-elle. Au moins, nous aurons eu le temps de faire une soirée.»

Environnement Canada a confirmé, lundi que les cellules les plus inquiétantes s’étaient désormais transportées vers les États-Unis. Outre quelques coups de foudre au sud-est de Beauceville, «le gros de l’activité» a quitté la province, a confirmé M. Bégin.

— Avec la collaboration de Pierre-Alexandre Maltais