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Le Musichien veut faire connaître la musique classique

Le Musichien veut faire connaître la musique classique
Photo 24 Heures, Charlotte R. Castilloux

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Un violoniste, qui joue habituellement dans des salles de concert, souhaite rendre la musique classique accessible en jouant dans les stations de métro arborant une tête de chien.

Une fois qu’on a croisé son passage, une question nous trotte inévitablement dans la tête : pourquoi un masque de chien? «Pour le fun», déclare instinctivement le violoniste qui a demandé de garder l’anonymat.

«Je veux faire rire les gens à travers la musique classique», poursuit le Musichien en indiquant que ce masque lui permet d’ajouter une vision ludique à sa musique. Et ça marche, puisque selon ses dires, ce masque génère deux réactions : la surprise ou le rire. Dans tous les cas, les gens posent un nouveau regard à sa musique ce qui est synonyme pour lui de réussite.

Ce masque lui permet également de dissimuler sa véritable identité, lui qui joue habituellement dans des salles, mais c’est principalement pour le côté amusant qu’il cède sa place à celui qu’il appelle le Chien violoniste. «Comme cette personnalité ouverte, je veux que ma musique rapproche les gens», souligne le Musichien qui se promène de station en station depuis quelques mois en jouant plusieurs classiques dont du Chopin et du Bach.

Expérimentation

Au début, jouer dans le métro devait être qu’une simple démarche créative, mais sa première expérience a complètement changé son rapport à la musique.

«Je me suis installé à Lucien-L’Allier, puis j’ai commencé à jouer. Au début je n’avais même pas ouvert mon coffre pour la monnaie, mais les passants se sont mis à mettre leurs sous au sol», raconte le musicien encore surpris de l’intérêt que les passants lui ont accordé.

Proximité avec le public

Sous sa réelle identité, le chien violoniste cumule les concerts et les albums de musique classique, mais dans toute sa carrière, jamais il n’avait connu une telle communication avec le public.

«Dans le métro, il y a un échange avec les gens. Je vois leur visage, leurs émotions», affirme le Musichien en se rappelant une femme qui retenait ses larmes tellement elle était émue de le voir jouer. C’est pour cette proximité qu’il apprécie être dans le métro.

«En concert, explique-t-il, oui le public apprécie la prestation, mais ce n’est pas comparable.»