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Le PQ demande plus d’argent pour éviter le surpeuplement

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Les écoles de Montréal ont besoin d’argent et de nouveaux terrains afin d’éviter qu’elles débordent jusqu’à deux fois leur capacité dans cinq ans, réclame l’opposition à Québec et à la ville.

«Il faut arrêter de se renvoyer la balle et être en mode solution. C’est malheureux parce qu’on parle de la santé de nos enfants, de leur bien-être et de leur avenir», soutient Valérie Plante, chef de Projet Montréal.

Le Journal rapportait lundi que la Commission scolaire de Montréal n’aurait pas assez de locaux pour accueillir les 5000 élèves de plus prévus dans ses écoles en 2021-2022.

Mme Plante soutient que la Ville doit fournir des terrains ou bien elle doit en acheter en prévision des besoins en infrastructures scolaires.

Québec a aussi sa part de responsabilité, selon l’opposition. Il faut absolument réinvestir, mais aussi diminuer la bureaucratie entourant la construction de ces écoles, qui augmente considérablement les délais.

«Ce n’est pas un entrepôt pour des boîtes chez Ikea, ce sont des jeunes, ça manque sérieusement de cœur de la part du gouvernement. Même s’il essaie de se rattraper, il sous-investit encore par rapport à la demande et la vétusté des écoles», insiste Jean-François Roberge de la CAQ, en ajoutant que les commissions scolaires devraient aussi mieux travailler entre elles pour utiliser les espaces inoccupés.

Engagements non respectés

Alexandre Cloutier, du Parti québécois ajoute que, même lorsque le gouvernement a prévu des investissements par le passé, il n’a pas respecté ses engagements.

En 2015-2016, le ministre de l’Éducation a promis 788,2 M$ pour l’entretien des écoles, mais finalement ce sont seulement 527,5 M$ qui ont été injectés, selon les chiffres fournis par le PQ.

Alexandre Cloutier, <i>députe du PQ</i>
Photo d'archives, Simon Clark
Alexandre Cloutier, députe du PQ

«Il devrait y avoir des autorisations qui sont données aux commissions scolaires sur une période d’au moins trois ans pour leur permettre de mieux prévoir. C’est inacceptable que l’on ait déjà accumulé autant de retard», déplore M. Cloutier.

L’attachée de presse du ministre de l’Éducation a rappelé que les sommes annoncées peuvent être étalées sur quelques années et restent à la disposition des écoles.

Elle ajoute que près d’un milliard en investissement a été annoncé en à peine huit mois pour créer de nouvelles écoles et que de l’argent est investi chaque année dans les infrastructures scolaires.