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Lebel n’aimait pas être dans l’opposition

Élu pour la première fois aux Communes en 2007, il dit ne pas envisager un retour en politique municipale

Denis Lebel
Photo Pierre-Alexandre Maltais Le député Lebel dit quitter la vie politique parce qu’il a le sentiment d’avoir «fait le tour du jardin», mais aussi en raison de son retour sur les bancs de l’opposition après huit années aux côtés de Stephen Harper.

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Le député conservateur de Lac-Saint-Jean Denis Lebel a officiellement tiré un trait, lundi, sur une carrière de 10 ans en politique fédérale, carrière qui l’aura transporté jusque dans les hautes sphères du pouvoir aux côtés de son ancien chef, Stephen Harper.

S’il a décidé de quitter la vie politique avant la fin de son mandat, c’est parce qu’il dit avoir le sentiment d’avoir «fait le tour du jardin», mais aussi en raison de son retour sur les bancs de l’opposition en 2015 après huit années pendant lesquelles il a occupé plusieurs postes prestigieux à Ottawa, dont ceux de ministre des Transports, des Infrastructures et des Collectivités.

«Quand tu as connu ce que c’est d’être au gouvernement, que tu as été assis aux côtés du premier ministre du Canada à prendre des décisions importantes tous les jours... c’est un peu différent», a expliqué le député lors d’une conférence de presse tenue lundi matin dans son comté, à la Marina de Roberval.

Élu pour la première fois aux Communes en 2007, M. Lebel compte fermer les livres dans les prochains jours avec son équipe avant de quitter son siège, mais il a aussi laissé entendre qu’il en dirait plus sur son avenir au cours des prochaines semaines.

UN RETOUR AU MUNICIPAL ?

Celui qui a aussi été maire de Roberval pendant sept ans avant de s’installer à Ottawa il y a 10 ans écarte les rumeurs voulant qu’il soit tenté par un retour en politique municipale.

«Je vais passer à d’autres étapes de ma vie, mais je ne quitte pas le rôle que j’occupais comme député dans le but de faire autre chose sur le plan politique», a indiqué celui qui a connu un parcours sans fautes en étant élu à six reprises consécutives, que ce soit comme maire ou comme député.

L’AVENIR DU PCC ASSURÉ

Numéro deux du Parti conservateur du Canada durant l’intérim de Rona Ambrose, Denis Lebel assure que le choix de sa formation d’élire Andrew Scheer aux dépens de Maxime Bernier à la tête du parti n’a pas joué dans sa décision de quitter la politique prématurément.

«Andrew Scheer va être un chef très intéressant. Vous allez apprendre à le connaître et à l’apprécier... Mais peu importe qui aurait été le chef, ce sont les 17 ans [qui expliquent mon départ].»

En mission à Washington, le premier ministre Philippe Couillard a décroché le téléphone pour souhaiter la meilleure des chances à celui qui représente son comté de Rober­val. «Denis semble avoir dit qu’il quittait la politique... Je l’ai appelé tantôt pour le remercier de sa contribution à l’économie régionale...», a indiqué M. Couillard.

Ce qu’ils ont dit

« Denis Lebel était quelqu’un de très accessible qui faisait avancer les dossiers dans les régions du Québec... » –Philippe Couillard, premier ministre du Québec

« Il disait aux gens: appelez-moi Denis, pas Monsieur l’honorable, ou ministre. Ça m’a marqué. Ça mettait en lumière ses valeurs profondes et ce qu’il tentait de faire dans cette institution, cette bulle, qu’est le Parlement canadien. » –Alain Rayes, député conservateur

« Pour moi, Denis Lebel, c’est vraiment un travailleur acharné. Et un homme de résultat. Ce n’est pas un politicien qui fait juste de beaux discours. C’est quelqu’un d’action... Le contact avec les gens, c’est ce qui caractérise Denis Lebel et c’est ce qu’il m’a inculqué. » –Pierre Paul-Hus, député conservateur

« Si ce n’était pas de lui, je ne suis pas sûr que je serais ici. Denis, c’est une dynamo. C’est un homme qui travaillait sans arrêt et un homme de réalisation. Il savait très bien d’où il venait. Il représentait les régions avec fierté, avec opiniâtreté, mais surtout avec réalisation. » –Gérard Deltell, député conservateur

– Avec la collaboration de Kathryne Lamontagne et de Guillaume St-Pierre