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Les policiers accusés de parjure de retour en cour

On reproche aussi à l’un des deux enquêteurs du SPVM d’avoir payé pour obtenir des services sexuels

Faycal Djelidi, <i>accusé</i>
Photo Pierre-Paul Poulin Faycal Djelidi, accusé

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Deux enquêteurs de la police de Montréal accusés de parjure et d’entrave à la justice étaient de retour en cour hier pour subir leur enquête préliminaire.

De nombreux collègues des policiers David Chartrand et Fayçal Djelidi se sont présentés à la cour pour assister aux premiers témoignages, au palais de justice de Montréal. Chartrand et Djelidi, 37 et 40 ans, font face à une série d’accusations passibles d’un maximum de 14 années d’incarcération. Ils avaient été accusés l’été dernier, à la suite d’une enquête des affaires internes de la police.

David Chartrand, <i>accusé</i>
Photo Pierre-Paul Poulin
David Chartrand, accusé

Djelidi est également accusé d’avoir obtenu des services sexuels en échange d’argent.

«Personne n’est au-dessus des lois, et les policiers ne font pas exception, avait à l’époque déclaré le chef de police Philippe Pichet en conférence de presse. Nous nous sentons tous concernés lorsqu’un des nôtres traverse la ligne.»

Assis dans la salle d’audience, les deux accusés ont écouté attentivement le témoignage du lieutenant-détective Normand Borduas, qui a participé à l’enquête.

Normand Borduas, <i>enquêteur</i>
Photo Pierre-Paul Poulin
Normand Borduas, enquêteur

Le détective Borduas est cet enquêteur qui avait témoigné à la Commission d’enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques. Il avait été au cœur du scandale sur l’espionnage des journalistes, obtenant entre autres un mandat pour surveiller le cellulaire du journaliste Patrick Lagacé.

Confrères accusés

Au cours des trois années pendant lesquelles il a été affecté à la Division des affaires internes (DAI), l’enquêteur Borduas a réalisé une douzaine d’enquêtes sur ses confrères, avait-il été dit au cours de son témoignage à la Commission.

Toute la preuve présentée au juge Robert Marchi est toutefois frappée d’une ordonnance de non-publication, comme c’est souvent le cas dans des enquêtes préliminaires. Le but de cette étape est de tester la preuve de la Couronne contre les accusés et de la contester si nécessaire.

À la fin des présentes audiences, le magistrat devra déterminer si la preuve prise dans son ensemble permet de justifier la tenue d’un procès.

Si c’est le cas, les deux accusés devront revenir devant la cour pour fixer une date pour la suite des procédures. Sinon, ils seront tout simplement libérés. Dans le cas de Chartrand et de Djelidi, l’enquête préliminaire devrait durer toute la semaine.