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Près de 75% de la population pourrait faire face à la chaleur mortelle d'ici 2100

Des enfants se reposent sur ce système de miroirs rafraîchissants à Bordeaux, en France où on déclaré aujourd'hui l'alerte orange à la canicule dans 16 départements alors que des températures entre 33 et 38 degrés Celsius sont prévus.
AFP Des enfants se reposent sur ce système de miroirs rafraîchissants à Bordeaux, en France où on déclaré aujourd'hui l'alerte orange à la canicule dans 16 départements alors que des températures entre 33 et 38 degrés Celsius sont prévus.

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Avec des températures de 40 degrés en fin de semaine, on salue vivement le retour du temps un peu plus «froid» demain. On espère juste que vous n’étiez pas dans appartement au dernier étage d’un triplex. Mais il va y en avoir d’autres, des vagues de chaleur. D’ailleurs, trois quarts (74%) de la population mondiale pourraient faire face à cette chaleur mortelle d’ici 2100, d’après une étude parue lundi.

En ce moment, environ le tiers de la population est exposé à des vagues de chaleur mortelles au moins 20 jours par année. Et même si on diminuait drastiquement les émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin du siècle, la moitié de la population se trouverait quand même dans cette situation. C’est ce que révèle une étude publiée en ligne dans la revue Nature Climate Change.

Un travail imposant

Dix-huit chercheurs ont analysé plus de 1900 cas où la chaleur a constitué la cause du décès. Ces vagues de chaleur mortelles sont survenues entre 1980 et 2014 dans 164 villes différentes. On y parle d’ailleurs des canicules de Moscou en 2010 (plus de 10 000 morts), de Paris en 2003 (près de 5000 morts) et Chicago en 1995 (environ 750 morts).

L’an dernier, le 21 juillet 2016, on avait d’ailleurs enregistré la température la plus élevée (54°C) dans l’histoire au Koweït. Il faut dire que 2016 est devenue l’année la plus chaude sur la planète depuis 1880, moment où on a commencé à enregistrer les températures.

Des régions davantage touchées 

«Le risque de chaleur mortelle pourrait être actuellement sous-estimé dans les régions tropicales», peut-on lire dans l’étude. C’est d’ailleurs ces régions qui subiront dans le futur la plus grande augmentation de journées durant lesquelles la température peut s’avérer fatale. 

Pour savoir si la chaleur à l’extérieure est meurtrière, il faut prendre en compte celle du corps humain, d’après l’étude. Il y a plusieurs variables qui rentrent en compte, mais grosso modo, on va y aller comme ça.

La température interne d’un individu varie entre 98,6 et 100,4 degrés Fahrenheit (37 à 38°C). Les vagues de chaleur deviennent donc problématiques parce qu’une température élevée et un taux d'humidité important augmente la température interne du corps et l’empêche de transpirer correctement pour se refroidir.

Les conséquences des vagues de chaleur risquent de s’aggraver dans les prochaines années en raison de l’urbanisation (et les îlots de chaleur) ainsi que le vieillissement de la population (les personnes âgées étant plus à risque), concluent les chercheurs.