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Un retour souhaité à Erin Hills

U.S. Open - Final Round
Photo AFP Brooks Koepka a connu un tournoi du tonnerre à Erin Hills.

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ERIN, Wisconsin | Le magnifique parcours d’Erin Hills a reçu un vote unanime de confiance. Les golfeurs souhaitent s’y mesurer dans un prochain Omnium des États-Unis.

Compréhensible, ils ont découpé en petits morceaux un parcours pourtant reconnu pour son interminable longueur et ses conditions difficiles.

Les éléments n’ont toutefois pas été un facteur déterminant pour faire grimper les scores à ce 117e Omnium américain. Ils ont plutôt contribué à les abaisser, et ce, même par un dimanche venteux dans la campagne du Wisconsin où les bourrasques ont dépassé les 40 km/h.

Elles n’ont pas empêché 18 joueurs de briser la normale et Brooks Koepka de frôler la perfection. Celui-ci a par ailleurs bondi au 10e rang mondial avec sa victoire.

Erin Hills faisait l’unanimité en début de semaine. Tant les golfeurs que les experts entrevoyaient de bas pointages dans les doubles chiffres. Le consensus est demeuré le même après la remise du trophée.

Records

«C’était un grand défi, surtout aujourd’hui (dimanche) avec le vent, a soutenu Koepka, qui a signé quatre cartes sous la normale. Ici, il faut mettre la balle dans l’allée, sinon tu es sérieusement pénalisé. C’est aussi simple que ça.

«J’ai frappé ma balle dans le long fétuque quelques fois et je l’ai payé cher, a continué celui qui a commis seulement cinq bogueys à ses 72 trous, égalant le record de Rory McIlroy avec une fiche cumulative de -16. Sur un parcours un peu détrempé, les allées deviennent un peu plus larges et réceptives. Ce parcours était dans un état extraordinaire.»

Ironiquement, Koepka, vainqueur de plusieurs tournois dans le monde, avait raté le couperet à son passage à Erin au championnat amateur américain de 2011. Enrichi de l’honneur et de 2,1 M$ US, il est acheteur pour un retour dans le cadre du tournoi national. Tout comme les 31 joueurs ayant terminé avec une fiche finale sous la normale, un record. Le précédent était de 28 à Medinah en 1990.

Les 140 pointages inscrits en rouge au tableau représentent aussi une nouvelle marque, améliorant celle de 124, aussi établie en 1990 à Medinah. Les 1363 oiselets sont aussi la nouvelle barre à atteindre. Il y en avait eu 1241 à Chambers Bay en 2015. On se souviendra que ce parcours avait été largement contesté.

Les puristes mécontents

Il fallait s’y attendre, Erin Hills n’a pas fait l’unanimité chez les puristes du US Open. Ceux qui jubilent devant des golfeurs qui se cassent la tête, piochent dans l’herbe et affichent des scores au-dessus de la normale. Les dirigeants de l’USGA auraient toutefois préféré des allées et des verts plus fermes. Il faut admettre qu’un parcours juste a offert un spectacle enlevant jusqu’à la toute fin.

«Si le vent avait soufflé toute la semaine, le score gagnant n’aurait pas été le même. Il a été bas, car les verts étaient parfaits. C’était un réel plaisir et facile de s’y exécuter. C’est ce qui explique les scores sous la normale. C’était un bon test, a témoigné Brian Harman, ayant terminé au second rang.

«On ne peut pas allonger le parcours en croyant que les gars ne seront pas capables de briser la normale, a-t-il ajouté. Si l’objectif est de jouer au-dessus de celle-ci, il faut rétrécir la largeur des allées, rallonger l’herbe haute et pénaliser les coups autour des verts.»

L’an prochain, l’Omnium américain sera disputé au club de golf Shinnecock Hills, en banlieue de New York. En 1986, en 1995 et en 2004, les scores y gravitaient autour de la normale.