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42 heures à l’Île-du- Prince-Édouard

42 heures à l’Île-du- Prince-Édouard
Photo Ève Lévesque

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CHARLOTTETOWN, Île-du-Prince-Édouard | Charlottetown est le port d’attache parfait pour une visite éclair de l’Île-du-Prince-Édouard. Avec ses bistros et ses cafés, il fait bon y poser ses valises afin de survoler cette province des maritimes. En visitant ces quelques endroits gourmands, vous vivrez au rythme de l’Île, tout en évitant les foules.

VENDREDI

En arrivant à Charlottetown, une visite à la marina s’impose. À cette heure de l’après-midi, plusieurs bateaux de pêcheurs y seront sûrement amarrés. Si la brise est douce, vous pourrez peut-être même assister au retour des voiliers, qui rentrent en ville pour le souper. (Weymouth St, Charlottetown, PE C1A 0C4)

Un voilier rentre à la marina de Charlottetown.
Photo Ève Lévesque
Un voilier rentre à la marina de Charlottetown.

16 h 30

Partez vers le nord pour explorer le Cedar Dunes Park. Que ce soit pour une longue ou une courte randonnée, les kilomètres de sentiers suspendus au-­dessus des dunes de sable et des ­marais permettent d’observer une flore spectaculaire. La vue sur le golfe du Saint-Laurent vous ­laissera pantois. Le parc est aussi ­facilement accessible pour les personnes à mobilité réduite.

19­ h

Les derniers rayons du soleil ­subliment les champs de pommes de terre, dont la culture récolte plus d’un milliard de dollars de l’économie de cette province. Une balade en voiture permet alors de parcourir les quelques kilomètres qui vous séparent d’un coucher de soleil spectaculaire, si la météo est de votre côté. Rendez-vous à Cavendish Beach avec une ­couverture et un apéro afin de profiter du spectacle. (590 Graham’s Ln, New Glasgow, PE C0A 1N0)

20 h 30

La faim se fait sentir, et vous êtes tout près du fameux New Glasgow Lobster Supper. Établi depuis 1958, ce restaurant est ­d­evenu une légende. Ne vous ­laissez pas rebuter par le côté «buffet à ­volonté». À votre arrivée, vous ne paierez que pour le homard que vous mangerez. Si vous êtes deux, optez pour la bête la plus grosse. La surprise en vaut la peine. On vous servira à volonté une délicieuse chaudrée de fruits de mer, des salades et des moules dans un seau, puis le homard cuit à la ­perfection. On a bien envie de cacher dans son sac ces petits pains, les dinner roll, pour le pique-nique du ­lendemain tant ils rendent accros. Les desserts sont aussi à volonté. On se sent à la cabane à sucre, sans l’érable. (604 Route 258, New Glasgow, PE C0A 1N0)

22 h

Au retour du souper, passez prendre une bière locale de la microbrasserie Gahan au Brickhouse (125 Sydney St) et laissez-vous conseiller par le serveur. L’ambiance, les murs de briques et les immenses tableaux rendent l’endroit chaleureux et tout destiné pour décompresser après une journée d’exploration.

Samedi

9 h

Après une bonne nuit de sommeil, c’est au Kettle Black que vous ­attraperez un café torréfié sur place et un déjeuner. La beauté des lieux et le menu vous ­donneront envie de manger ­attablé. Mais si l’aventure vous appelle, attrapez un muffin ou un bagel avant de reprendre la route. Frais et faits maison, les ­sandwichs sont aussi parfaits pour le lunch. (45 Queen St, ­Charlottetown, PE C1A 1A4)

10 h

Il fait beau? Roulez vers le nord de l’IPE. Empruntez la route 2, vers l’hôtel Dalvay, à Blooming Point. Enfourchez un vélo et poursuivez votre route vers l’ouest vers l’île Robinsons. Les pistes cyclables de ce parc, bordé par le golfe Saint-Laurent et les dunes rouges sont à couper le souffle. Mais n’oubliez pas que vous roulerez la moitié de votre randonnée vent de face. (16 Cottage Crescent, York, PE C0A 1P0)

13 h

L’une des nombreuses plages du 
nord de l’île.
Photo Ève Lévesque
L’une des nombreuses plages du nord de l’île.

Terminer votre survol du Prince County (l’ouest) en vous arrêtant manger chez les pêcheurs. La communauté bien établie de Tignish s’arrête à la Coop (285 Business St) pour déguster un menu à l’anglaise. Essayer l’assiette de pétoncles frits (délicieux) ou un burger. Le tout sera servi dans un décor tiré directement des ­années 50, mais qui vous fera vivre quelques ­minutes au rythme de cette petite communauté où tout le monde se connaît. Avec de nombreuses petites plages désertes, si le beau temps est de votre côté, vous pourrez pique-niquer aisément, parcourir à pied les bandes de sable qui s’avancent dans l’océan et admirer les bateaux au loin. N’hésitez pas à emprunter les petites rues sur votre chemin, même celles qui semblent ­mener nulle part. Mais assurez-vous de ne pas rester coincé au fin fond d’une route de sable rouge.

16 h

La Grange bleue de la baie de Malpèque offre une magnifique vue sur les bateaux de pêcheurs.
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La Grange bleue de la baie de Malpèque offre une magnifique vue sur les bateaux de pêcheurs.

Reprenez la route sur la côte nord de l’île vers la Baie de Malpèque. À ­l’intérieur de l’immense grange bleue au Malpeque Oyster Barn (10 Malpeque Wharf Road), asseyez-vous à l’une des huit tables du petit restaurant avec vue sur la baie. Y sont servies les huîtres malpèques tout juste tirées de l’eau, (sûrement les plus fraîches que vous aurez mangées de toute votre vie). Vous aurez peut-être la chance d’avoir un cours privé sur place afin d’ouvrir vos huîtres comme les pros.

Andrew Bond, de la Malpeque Oysters Barn, est un des meilleurs ouvreurs d’huîtres de la province.
Photo Ève Lévesque
Andrew Bond, de la Malpeque Oysters Barn, est un des meilleurs ouvreurs d’huîtres de la province.

Dimanche

8 h

Attrapez un café au Receiver, sur la très agréable rue piétonnière Victoria Row. Dégustez un scone au jambon et un sandwich déjeuner sur la terrasse ou prenez le tout pour emporter. (128 Richmond St, Charlottetown, PE C1A 1H7)

8 h 30

Dirigez-vous vers l’une des plus belles plages du sud et installez-vous ­directement dans le sable au Tea Hill Park and Beach pour une matinée à lire ou à relaxer. (492 Keppoch Rd, Stratford, PE C1B 2J9)

12 h

Revenez au centre-ville manger au confortable Local 343 (98 Water St, Charlottetown, PE C1A 1A6). Les ­galettes de morue salées et pain plat à l’agneau sont des incontournables dans ce petit restaurant où presque tout est fait à partir d’ingrédients locaux, et où la bière de la microbrasserie Upstreet désaltère après une matinée à la plage. Au sortir, attrapez une des «meilleures crèmes glacées du monde» chez Cows (Great George St, Charlottetown, PE C1E 2E2).

13 h

Avant de quitter Charlottetown, passez au marché faire le plein de pains frais, de légumes locaux et de plats ­préparés. Profitez-en pour discuter avec les ­artisans et les producteurs. Bien qu’un peu cher payé, vos poivrons frais, votre miche bio et vos samossas maison vous laisseront un goût inoubliable de votre visite sur l’Île-du-Prince-Édouard. (100 avenue Belvedere, ­Charlottetown, PE C1A 8C4)

Un incontournable: le FireWorks, The Inn at Bay Fortune

Le chef Michael Smith du 
restaurant Fireworks.
Photo Ève Lévesque
Le chef Michael Smith du restaurant Fireworks.

Un foyer de briques dans lequel des braises crépitent, des tablées immenses, une serre où poussent légumes et fines herbes. Le restaurant du chef Michael Smith a fait sa renommée en invitant ses convives à s’immerger dans le principe «de la ferme à la table».

Avec un peu de chance –ou de prévoyance–, vous pourrez obtenir une place au «festin». Au soleil ­couchant, la brigade du chef Smith sert des bouchées et cocktails faits à partir d’alcool distillé sur l’île, tout en faisant visiter les installations de la ferme et des cuisines.

À l’intérieur, le bar à huîtres–pêchées dans la journée–, et les sommeliers continueront de vous mettre l’eau à la bouche. Mais ­retenez votre faim. On vous fera ensuite passer à table pour un repas 5 services dont les ingrédients sont choisis au gré des saisons et des récoltes de la journée.

Le restaurant FireWorks sert exclusivement des aliments cultivés sur son terrain, en plus d’élever la viande qui se trouve dans nos assiettes.
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Le restaurant FireWorks sert exclusivement des aliments cultivés sur son terrain, en plus d’élever la viande qui se trouve dans nos assiettes.

Si vous ne désirez pas y ­manger (120 $ par personne, sans le ­pourboire ni les taxes), passez quand même visiter les installations et discuter avec les agriculteurs. Le paysage est à couper le souffle et la philosophie de l’endroit, bien inspirante.