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Le Far West de la MLS

Blerim Dzemaili a pu s’en donner à cœur joie face à la brigade défensive de l’Orlando City SC.
Photo Agence QMI, Marc-André Beaudin Blerim Dzemaili a pu s’en donner à cœur joie face à la brigade défensive de l’Orlando City SC.

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On aurait cru que deux Cowboys s’étaient donné rendez-vous pour un duel d’une autre époque, samedi à Orlando. Vous savez, ce genre de face-à-face où aucun des belligérants n’a de défense et qui se gagne en tirant plus vite et plus souvent que l’homme devant.

Au bout du compte, c’est celui qui reste debout à la fin qui est déclaré de facto gagnant. Au bout des 90 minutes du match entre l’Impact et l’Orlando City SC, je n’ai pas l’impression que les deux équipes étaient encore sur leurs deux pieds.

Certes, le match nul favorise l’Impact, qui prend un point sur un terrain adverse et face à un rival d’association de surcroît. Mais aucune des deux équipes n’a été en mesure d’offrir une défense digne de ce nom. Dans cette facette du jeu, c’était la désorganisation totale.

Beaucoup de buts ont été marqués, mais ce match tenait plus du Far West que du soccer professionnel.

Trou au milieu

Dans ce match, le milieu de terrain de chaque équipe était inexistant d’un point de vue défensif. Les rares moments où se profilait un duel, les joueurs semblaient commettre une faute sur l’adversaire.

Ce genre de résultat est symptomatique d’un manque d’organisation et de patience dans ce secteur du jeu. Cette façon de jouer peut paraître spectaculaire, mais je la trouve surtout ridicule.

En ce sens, on peut aussi souligner que nous avons que très rarement vu Marco Donadel et Will Johnson, deux joueurs censés être à la récupération du ballon, faire un tacle potable défensivement.

Bref, je fais le constat que dans cette ligue, même une avance de trois buts ne peut te garantir la victoire.

Défense poreuse

Encore une fois, la défense de l’Impact a été plombée par des erreurs.

Sur le premier but du match, Hassoun Camara oublie de se repositionner en défense et préfère marcher. Victor Cabrera est laissé seul contre un joueur, Kaka, qui a beaucoup plus d’habiletés techniques que lui et permet un centre en retrait, même si le ballon était sorti à l’extérieur du terrain.

Pour le reste, les mots me manquent pour qualifier cette séquence. Comment Matias Perez Garcia a-t-il réussi à se retrouver seul dans la surface de réparation? Le jeu de base est de rester dans une couverture homme à homme dans ces situations.

Franchement, j’en perds mon latin.

Si la MLS veut vraiment s’approcher des plus grands championnats d’ici quelques années, elle devra améliorer son approche défensive.

Peut-être que sa clientèle jeune apprécie ces explosions de buts, mais pour les amateurs plus traditionnels comme moi, ce genre de match est à s’arracher les cheveux sur la tête.

Et du point de vue du Bleu-blanc-noir, Mauro Biello peut aussi se satisfaire de ce point supplémentaire au classement, mais quand il arrivera plus près des séries éliminatoires et que le jeu se sera resserré, il comprendra l’importance d’améliorer cet aspect du jeu.

Apprendre de ses erreurs

Samedi, il était décevant de ne pas voir jouer la jeune étoile canadienne Cyle Larin. Arrêté pour conduite avec facultés affaiblies, l’attaquant devrait manquer les prochains matchs de son équipe.

Il paie ainsi pour sa grande erreur de jugement qui a mis plusieurs personnes en danger et qui aurait pu saboter sa propre carrière professionnelle.

Au-delà de son parcours en club, Larin est un élément essentiel du futur de la sélection canadienne. Il y est appelé à jouer un grand rôle au cours des prochaines années.

Reste à espérer qu’il apprendra de cette situation et surtout qu’il saura s’entourer de gens qui le garderont sur le droit chemin.