/news/politics
Navigation

Un néo-démocrate dit apprendre le français grâce à Roch Voisine

Jagmeet Singh
Photo d'archives Jagmeet Singh

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA | Un candidat ontarien à la chefferie du NPD tente de séduire le Québec grâce à une publicité où il révèle qu’il a commencé à apprendre le français grâce à Roch Voisine.

Tandis qu’il s’habille soigneusement d’un complet, d’un turban sikh rose fluo et de son kirpan, le député ontarien et aspirant successeur à Thomas Mulcair, Jagmeet Singh, tente d’expliquer aux Québécois pourquoi ils devraient se rallier derrière lui dans une nouvelle vidéo de campagne publiée lundi matin.

«Dans ma jeunesse, on a dit à mes parents qu’ils ne parlaient pas la bonne langue. Tellement qu’ils avaient honte de la parler. En même temps, j’ai appris que les Québécois ont fait face à des pressions similaires en lien avec leur langue et leur culture. J’ai vite compris les parallèles entre ces deux réalités et ça m’a beaucoup touché», explique l’homme de 38 ans.

Ces parents sont originaires de Pendjab, en Inde, et y ont vécu durant une époque turbulente qui opposait les peuples musulmans et sikhs avant d’immigrer au Canada.

La lutte linguistique du peuple québécois est la raison pour laquelle, en 1992, il a décidé d’apprendre le français. Son tout premier guide linguistique: l’album Europe Tour, de Roch Voisine.

«C’est vrai, c’est un peu quétaine aujourd’hui, admet-il dans la vidéo, alors qu’une version live de la pièce “Avant de partir” joue en arrière-plan. Mais je trouve ça le fun que Roch Voisine m’ait aidé à mieux comprendre le français, cette langue que j’aime tellement.»

Peu connu

Jagmeet Singh n’est pas à sa première expérience en politique. Il est devenu le premier élu provincial ontarien à porter le turban et le kirpan en 2011. Il est ensuite devenu le chef adjoint du NPD Ontario de 2015 à son lancement à la chefferie fédérale, le 15 mai dernier.

Or, s’il est considéré comme une étoile montante du NPD fédéral en Ontario, il est relativement méconnu dans le reste du pays, et surtout au Québec.

Sa plateforme propose notamment un revenu minimum de subsistance pour tous, une réduction de 30 % des émissions canadiennes de carbone comparativement aux niveaux de 2005 et une augmentation des impôts sur les sociétés de 15 % à 19,5 %.

Il est le cinquième candidat à se lancer dans la course pour remplacer le chef sortant, Thomas Mulcair, après Charlie Angus, Niki Ashton, Guy Caron, et Peter Julian.