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Une chasse record aux dindons sauvages

Il y a de plus en plus de chasseurs qui se procurent des permis

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Photo courtoisie Chantale Isabel a tué son premier dindon sauvage cette année près de Victoriaville, un mâle de 24 lb.

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Les chasseurs de dindon sauvage sont plus nombreux que jamais au Québec et ils visent juste puisque la province a l’un des meilleurs taux de succès en Amérique du Nord, selon un bilan provincial.

«C’est de loin la chasse la plus trippante. Tu n’es pas juste assis à les attendre, tu joues avec eux, tu leur parles et ils te répondent», lance Chantale Isabel, qui a tué son premier dindon ce printemps.

La femme de Victoriaville est parmi les 16 565 chasseurs du Québec à s’être levés avant l’aube pendant plus de deux semaines en mai dernier, soit 2000 de plus que l'an passé. Cachés dans les buissons, ils ont imité le glouglou du dindon femelle pour attirer les mâles.

Plus du tiers des chasseurs québécois ont réussi à attraper au moins un dindon, selon les données du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, et 12 % ont réussi l’exploit d’en tuer un deuxième.

Année record

La saison 2017 de la chasse au dindon sauvage bat d’ailleurs tous les records. Non seulement y a-t-il huit fois plus de chasseurs qu’en 2008, mais le nombre de dindons récoltés est quant à lui en hausse de 29 % par rapport à 2016.

«Le gibier est abondant et les chasseurs peaufinent leurs techniques», soutient le biologiste du ministère François Lebel.

Même si les chasseurs de dindon sauvage sont aujourd’hui huit fois plus nombreux qu’en 2008, il y a «encore de la place» pour d’autres, assure M. Lebel.

Il reconnaît cependant que les territoires plus densément peuplés, en Estrie ou en Montérégie, où les dindons sont très répandus, posent un défi d’espace. En effet, il y a très peu de terres publiques pour les chasseurs, qui doivent demander des permissions aux propriétaires et aux agriculteurs pour utiliser leur terrain.

Deux fois plus

Par contre, les dindons sauvages commencent à se déplacer de plus en plus sur le territoire québécois. Cette année, par exemple, deux fois plus de dindons ont été tués dans les régions de Lanaudière, des Laurentides et de Québec.

Selon M. Lebel, c’est le défi qui attire autant de chasseurs à traquer ce gibier, mais aussi le fait de les voir plus fréquemment dans les champs.

Après la saison dernière, où elle est restée bredouille, Mme Isabel a mis la main sur un mâle de 24 livres ce printemps, que son boucher lui a découpé en belles pièces de viande.

«Je n’arrivais pas à le faire approcher avec mes cris, mais je ne voulais pas le laisser aller. Je me suis approchée en longeant le bois, camouflée. Je l’ai tiré à 140 pieds», raconte la femme de 40 ans, qui avait passé les mois précédents au champ de tir pour ne pas rater sa chance.

Plus populaire que jamais

  • 16 565 permis vendus en 2017
  • 7565 dindons sauvages tués
  • Une hausse de 29 % par rapport à l’an passé
  • 34 % des chasseurs ont attrapé un dindon
  • 12 % en ont attrapé deux
  • Retombées de plus de 5 millions $