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Les Québécois «champions» des cancers de la peau

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Le nombre de cas de cancer de la peau ne cesse d'augmenter au Canada à tel point qu’ils représentent le tiers de tous les nouveaux cas de cancer au pays. Une personne sur six sera affectée durant sa vie.

Tous les jours, des dizaines de patients font la file à la clinique de dermatologie du CHUM. Ils ont tous reçu un diagnostic de cancer de la peau et doivent subir une intervention chirurgicale mineure pour enrayer la progression.

Parmi eux, on retrouve Daniel Taillefer, 49 ans. Les médecins lui avaient découvert une lésion au niveau de la tempe gauche il y a 14 mois. Aujourd’hui, une nouvelle lésion est apparue au niveau de son sternum et il doit se la faire enlever.

«Quand j’étais jeune, j’utilisais les cabines de bronzage, j’allais au soleil sans protection. On pense toujours que ça arrive toujours aux autres, mais aujourd’hui, ça m’arrive à moi. Maintenant, je me protège», a expliqué le patient qui est pompier de métier à TVA Nouvelles.

Selon le Dr Steven Bernstein, les patients sont désormais de plus en plus jeunes et nombreux.

«En moyenne, il y a 20 ans, les patients avaient entre 60 et 80 ans. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de patients dans le début de la vingtaine», a expliqué le chirurgien dermatologiste au CHUM.

Dans un rapport publié en 2014, Statistique Canada sonnait l'alarme en révélant que le Québec est le champion des cancers de la peau avec 40 % des cas diagnostiqués au Canada.

La province enregistre chaque année plus de 30 000 diagnostics de différents cancers de peau.

Le message passe difficilement. Plusieurs personnes ne se protègent pas assez du soleil.

Le pire des cancers de la peau, le mélanome, est aussi en augmentation. Il y aura cette année 7 200 nouveaux cas de mélanomes au Canada dont plus de 1000 au Québec

Chaque année, le nombre de cas progresse de 2 %

On enregistre 1 250 décès en lien avec cette maladie par année.

Un patient sur deux revient à la clinique de dermatologie du CHUM durant les 5 ans suivant la première intervention parce que d'autres parties du corps ont été touchées.