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Nico Archambault sur les traces de John Travolta

Nico Archambault sur les traces de John Travolta
Photo courtoisie

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Après avoir fait un tabac à Paris, le danseur étoile Nico Archambault traverse l’Atlantique et enfilera durant tout l’été les anciens habits de John Travolta dans la version québécoise de la comédie musicale Saturday Night Fever, qui a pris l’affiche ce week-end au Capitole de Québec.

Cette fois, ça va se passer en famille puisque sa femme Wynn Holmes, une danseuse et chorégraphe de Vancouver qui a notamment travaillé avec Madonna, ­enfilera les robes de Stephanie Mangano pour donner la réplique à Archambault, qui reprend le ­personnage de Tony Manero.

Holmes prend le relais de la star française du spectacle, Fauve Hautot, qui n’a pu suivre la production à Québec parce qu’elle doit subir une intervention chirurgicale.

«J’ai été le dernier surpris d’apprendre que Wynn avait le rôle», a avoué Archambault, lors d’un ­entretien récent avec Le Journal.

Longue à convaincre

Selon Archambault, des membres de l’équipe de SNF ont courtisé à plusieurs reprises Holmes pendant leurs infructueuses recherches pour trouver une remplaçante à Hautot. Elle a dit non à plusieurs reprises avant de finalement se laisser convaincre de passer l’audition. «Ils vont bien voir que ça ne fonctionne pas», a-t-elle dit à son mari.

Ce fut tout le contraire. «Après quatre pas de danse, Stéphane [Jarry, le metteur en scène], m’a regardé et a dit: “OK, c’est beau”», se rappelle Archambault.

Même si elle est anglophone, Wynn Holmes n’entrevoit pas de problème à rendre son texte adéquatement. «Son français s’améliore de façon exponentielle», la louange son amoureux.

D’autres québécois

En plus de Holmes, les comédiens Amélie B. Simard (Les jeunes loups, District 31), Joseph Martin (Virginie, O’) et Matthieu Lévesque ­(Mixmania 2) seront de la distribution québécoise, tout comme le chanteur David Latulippe et quelques ­danseurs de Montréal et de Québec. Rémy Girard et Pierrette Robitaille ­apparaîtront dans des capsules vidéo ­préenregistrées.

Six artistes de la troupe française ont fait le voyage vers Québec, dont l’animateur Gwendal Marimoutou, la chanteuse Nevedya et quatre danseurs.

Compte tenu des courts délais entre la fin de SNF à Paris et la première à Québec, monter le spectacle a représenté une course contre la montre. Heureusement, se réjouit Nico Archambault, les artistes québécois sont capables d’en prendre.

«Ils ont appris toutes les chorégraphies en quatre ou cinq jours. Je suis fier d’eux et j’ai du plaisir à partager la scène avec eux.»

Saturday Night Fever sera à l’affiche au Capitole de Québec jusqu’au 3 septembre. Plus de 60 % des 50 000 billets disponibles ont déjà été vendus, à la satisfaction des producteurs locaux Jean ­Pilote et Michel Granger.

UNE DISCIPLINE DE VIE TRÈS STRICTE

Nico Archambault sur les traces de John Travolta
Photo courtoisie

 

Nico Archambault sur les traces de John Travolta
Photo courtoisie

 

Yoga, gymnastique, alimentation saine: pour tenir le coup pendant deux heures à danser et jouer la comédie dans Saturday Night Fever, Nico Archambault ne laisse rien au hasard.

«C’est la discipline la plus stricte que je me suis imposée», affirme l’artiste québécois.

«Le spectacle est extrêmement physique et je ne sors presque jamais de scène. Je dois être capable de réaliser une chorégraphie super intense, arrêter de danser et tout de suite parler sans être essoufflé pour que les gens me comprennent bien.»

À Paris, la production n’avait pas de remplaçant. Alors les congés de maladie pour Nico, il fallait oublier ça.

«J’ai trouvé un équilibre qui fonctionne bien pour moi. J’ai une hygiène de vie très stricte les jours de spectacle et je relâche durant les congés. Quand je joue, je mange super bien, je ne bois pas d’alcool et je fais attention de bien dormir. En plus du spectacle, qui use le corps, je prends aussi le temps de faire mon conditionnement physique. Il faut maintenir le corps dans un état de performance permanent. Je fais du yoga, de la gym. Je n’ai pas besoin de faire de cardio, car je le fais sur scène durant les représentations», dit celui qui fait donc environ une heure et demie d’exercice, cinq jours par semaine.

UN RÊVE QUI SE RÉALISE POUR AMÉLIE B. SIMARD

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Photo courtoisie

 

Personne n’avait les yeux plus scintillants qu’Amélie B. Simard lorsque la distribution de Saturday Night Fever a été dévoilée, à Québec, il y a deux semaines.

Après avoir joué énormément à la télé au cours des dernières années, la comédienne retrouvera les planches, cinq ans après sa participation à Don Juan, alors qu’elle interprétera Annette, une jeune femme qui rêve de faire la conquête de Tony Manero. «J’ai toujours voulu jouer au Capitole. C’est comme un rêve qui se réalise. En plus, la troupe est extraordinaire.»

Dans Saturday Night Fever, on pourra découvrir d’autres facettes du talent artistique de Simard, qu’on connaît entre autres pour ses rôles de Jessica Esposito dans Les jeunes loups et de Léanne Pothier dans District 31. En plus de danser, c’est elle qui chantera la ballade If I Can’t Have You.

«La musique, la danse et le jeu sont les trois choses que j’aime le plus au monde.

«On a vu ce qui s’est fait à Paris, a-t-elle ajouté, mais on a une liberté de création. Nous n’essayons pas de copier.»

PAS UN FAN DES FILMS DE DANSE

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Étrangement, le danseur Nico Archambault n’est pas friand des films de danse. Dirty Dancing? Bof...

Même que lorsqu’on demande à Nico Archambault de dresser une liste de ses trois films de danse favoris, il n’arrive d’abord qu’à deux: White Nights avec les grands Mikhail Baryshnikov et Gregory Hines, et la comédie musicale Billy Elliot.

Après mûre réflexion, il ajoute Black Swan, film qui a valu l’Oscar de la meilleure actrice à Natalie Portman. Mais c’est à peu près tout.

«Sauf exceptions, les films de danse ne sont pas les meilleurs, justifie-t-il. Je n’ai jamais vraiment aimé Dirty Dancing, je n’étais pas un grand fan de Flashdance. Même les plus récents, comme Center Stage et Step Up. J’aime quand on ne ­sacrifie pas l’histoire au profit de la danse.»

Quant au film Saturday Night Fever, qu’il avait apprécié, Nico Archambault fait clairement bande à part. Il est l’un des rares à avoir préféré la suite, Staying Alive, qui avait pourtant été démolie par la critique à sa sortie en 1983.

«Moi je le trouve génial. Tony Manero a vraiment des lignes très drôles et c’est très power 80’s», raconte Archambault à propos de ce film qui avait été réalisé par un certain Sylvester Stallone.