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À Galchenyuk de jouer

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Marc Bergevin et Alex Galchenyuk évitent donc l’arbitrage. Voilà une bonne chose, car il ne se dit pas toujours des choses gentilles dans ces occasions. Ça laisse parfois des plaies qui ne se cicatrisent pas.

Les choses ne s’étaient pas très bien passées lorsque Bergevin s’était retrouvé devant un arbitre avec P.K. Subban il y a trois ans.

Le lendemain, le Canadien avait rajusté le tir en offrant un contrat d’une durée maximale de huit ans, d’une valeur globale de 72 millions, à son ancien défenseur.

Subban a écoulé les deux premières années de l’entente à Montréal avant d’être cédé aux Predators de Nashville en échange de Shea Weber, l’an dernier.

L’échanger aurait comporté un grand risque

Galchenyuk a fait l’objet de rumeurs d’échange au cours des dernières semaines. Bergevin est le seul à connaître la vérité à cet égard et ne comptons pas sur lui pour nous la divulguer.

Mais là n’est pas la question.

Il faut plutôt se demander si Bergevin pouvait se permettre de l’envoyer sous d’autres cieux.

La réponse est non.

En aucune circonstance.

Que ce soit avant l’acquisition de Jonathan Drouin comme après.

Et encore moins depuis qu’Alexander Radulov a mis les voiles pour Dallas.

Le risque aurait été trop grand.

Rien d’un flop

Je l’ai dit et je maintiens que Galchenyuk est à sa place à Montréal. On peut lui reprocher des choses, mais on ne peut pas dire qu’il est un flop. Il est premier marqueur de la cuvée 2012 du repêchage.

On parle d’un joueur dont la production a augmenté à chacune de ses quatre premières saisons avec le Tricolore. Il a atteint le plateau des 30 buts lorsque Michel Therrien a haussé son temps de jeu lors de la saison 2015-2016.

Il a continué sur son élan dans les premiers mois de la dernière saison. Il présentait une fiche de 9 buts et 14 mentions d’aide en 25 matchs lorsqu’il a subi une blessure à Los Angeles au début de décembre.

Il n’a pas été capable de retrouver le rythme à son retour au jeu. Il est retourné à l’aile et a été relégué au quatrième trio à un certain moment.

Plus rien n’allait.

Peu importe à quelle position il jouera

Il s’est dit des choses en rapport avec son comportement à l’extérieur de la patinoire. Nathan Beaulieu avait apparemment une influence négative sur lui. Toutefois, la discipline n’est pas l’affaire des autres, mais bien de soi-même.

La balle est maintenant dans son camp.

C’est à lui de jouer.

Si ça doit être à la position d’ailier, qu’il en soit ainsi. Ce serait même beaucoup mieux s’il pouvait remplir ce satané trou que le Canadien n’arrive pas à combler depuis des décennies au poste de centre numéro un.

Le Tricolore a besoin de sa créativité, tout comme il devra permettre à Jonathan Drouin de jouer son style.

À Chicago, il y a deux semaines, Claude Julien a déclaré qu’il n’a jamais menotté ses attaquants. Tout ce qu’il veut de ses joueurs, a-t-il précisé, c’est qu’ils récupèrent la rondelle le plus rapidement de façon à la transporter en territoire offensif.

Soit.

Avec la signature de Galchenyuk, Marc Bergevin dispose encore d’un peu plus de neuf millions dans sa masse salariale.

Haussera-t-il son offre à Andrei Markov ?