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Le Royal veut conquérir le Québec

Les Royal de Montréal.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Les Royal de Montréal.

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Le Royal de Montréal s’est assuré d’une place en séries éliminatoires au terme de la saison de l’American Ultimate Disc League (AUDL), et le co-capitaine des Royals Félix-Antoine Daigle espère que les succès de la formation inciteront davantage de Montréalais à s’intéresser au sport.

Daigle a d'ailleurs pris quelques instants pour expliquer les rudiments de son sport lors d’une entrevue téléphonique, jeudi.

«C’est un mélange de soccer, basketball et football, a déclaré Daigle. Lorsque tu as le frisbee, tu as un pied de pivot comme au basketball et tu as sept secondes pour faire une passe dans la direction que tu veux, à qui tu veux, et autant de fois que tu veux, tant que tu as la possession.»

Tout comme au football, les joueurs se spécialisent en offensive ou en défensive, mais peuvent se retrouver à jouer dans les deux situations.

«Nos déplacements ressemblent au football avec des changements de direction pour recevoir la passe, mais le jeu ne s’arrête pas, comme au soccer.»

Le Royal est l’une des 24 équipes évoluant dans l’AUDL, qui compte quatre sections en Amérique du Nord. L’équipe évolue dans la section de l’Est qui regroupe le Rush de Toronto, les Outlaws d’Ottawa, l’Empire de New York, le Breeze de Washington et le Phoenix de Philadelphie.

Objectif top 4

Le dernier carré, appelé en ultimate le Championship weekend, aura lieu à Montréal les 26 et 27 août. Le Royal n’a jamais atteint ce niveau de la compétition. En 2015, il s'était qualifié pour la première fois de son histoire au premier tour des séries.

«On travaille tous pour le même objectif qui est de jouer devant nos partisans au mois d’août. Finir premier ou deuxième de la saison régulière nous permettrait d’avoir au moins un match de série à domicile, ce qui serait très bien pour l’organisation», a expliqué le numéro 49 du Royal.

Devenir un modèle

Dans ce sport encore en développement, au sein d’une Ligue qui en est à sa cinquième année d’existence, les revenus sont encore assez restreints et la motivation des joueurs n’est pas d’ordre monétaire.

«Les salaires sont assez symboliques. Avec le Royal, on touche en général 50 dollars par année, mais les dépenses sont entièrement couvertes par l’organisation. Je joue parce que j’aime ce sport et que j’ai du succès, mais mon objectif principal et de rendre Montréal le plus compétitif possible.»

«Surtout, je veux que les jeunes puissent s’identifier à nous et qu’ils disent un jour, je veux être comme tel joueur et qu’il rêve de jouer pour le Royal», a affirmé le gestionnaire de projet en informatique chez SAP, qui au moment de l’entrevue était à Détroit pour rencontrer un client. Il rejoindra l’équipe directement à Toronto pour le prochain match face au Rush, le 7 juillet. La rencontre sera présentée sur TVA Sports 2 à 15 h.