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Première saisie de carpes asiatiques

Grass carp (Ctenopharyngodon idella).
Photo Fotolia La carpe de roseau est l’une des quatre espèces de carpe asiatique, un poisson qui supplante les autres espèces là où il se trouve et transporte des bactéries nocives.

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Trois carpes de roseau vivantes ont été saisies mercredi par les agents du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs à la suite d’une inspection menée dans plusieurs commerces de Montréal.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) n’a pas précisé si les trois carpes avaient été saisies dans le même établissement ni l’usage auquel elles étaient destinées.

C’est la première fois que ce poisson est saisi hors d’un cours d’eau au Québec.

Les agents de protection de la faune du ministère ont inspecté au total neuf sites, dont un hôtel et des commerces de détail.

Les commerces pris en faute pourraient faire face à différents chefs d’accusation en vertu du Règlement sur l’aquaculture et la vente de poissons. Ils risquent des amendes pouvant totaliser 1825$ par chef d’accusation.

Menace

Si la carpe asiatique est interdite au Québec, c’est parce qu’elle est considérée comme une espèce envahissante qui menace l’environnement et, par conséquent, l’économie et la société.

Grâce à sa croissance très rapide, l’animal peut atteindre jusqu’à un mètre de long et peser pas moins de 50 kilos.

Ce poisson supplante les autres espèces là où il se trouve au point de représenter plus de 80% de la biomasse (l’ensemble de la matière organique d’origine végétale ou animale) dans certaines régions.

La carpe asiatique est aussi accusée de favoriser l’introduction de nouvelles maladies susceptibles de contaminer d’autres poissons à travers les parasites que son corps héberge (dont le ténia asiatique).

Crainte

Le ministère se dit très préoccupé par l’apparition de la carpe de roseau au Québec et craint que les trois autres espèces de carpes asiatiques puissent elles aussi venir occuper nos cours d’eau.

Le MFFP a d’ailleurs confirmé au printemps dernier avoir détecté la carpe de roseau dans pas moins de 16 zones le long du fleuve Saint-Laurent.

Pour lutter contre la propagation de ce poisson indésirable, le ministère a annoncé en février dernier l’interdiction d’utiliser des poissons-appâts vivants en période hivernale dans le cadre de la pêche sportive.

Les barrages et les passes migratoires sont par ailleurs surveillés de près.